Coup de craie #58

« Trouver dès que possible le début de la fin du labyrinthe et foncer. »

 

Franck André Jamme

Coup de craie du lundi

22 mai 2017

 

Nouvelle danse du Trésor avec les Journalistes d'un jour ASEA

Nous avons cette particularité parfois de nous balancer en marchant. Le temps nous est léger, le sol nous est facile, notre pied ne tourne qu’à bon escient.

 

René Char

 

Nous avons aujourd’hui rendez-vous dans les nouveaux locaux de la Fabrique de Santé, au 20 rue du Colonel fabien (à deux pas de la Maison des Pratiques). Nous y retrouvons Christine dans le hall, qui guette l’arrivée de nos participants ASEA ; eux aussi y viennent pour la première fois.

Nous faisons la connaissance des jeunes femmes assistantes sociales ou de l’accueil. Ce mot « accueil » a tout son sens ici ; elles nous reçoivent avec grande bienveillance, et le hall s’emplit de la joie lumineuse qu’elles déploient. Christine nous glisse à l’oreille qu’elles avaient hâte de nous rencontrer, les Souffleurs, dont elles avaient tant entendu parler.

Nous échangeons les paroles de bienvenue et de remerciement, et très vite engageons un dialogue qui laisse penser que nous avons en commun une certaine vision du monde et des êtres. Elles nous proposent de nous revoir un midi pour déjeuner ensemble et poursuivre la belle rencontre. Anne, l’une d’entre elles, nous fait ensuite passer un petit mot d’amour.

Les participants ASEA arrivent peu à peu, et la douce joie qui règne ici s’en accroît. On est frappé par tant de paisibles sourires échangés, tant d’élégance dans la simplicité des gestes offerts.

Les locaux ont été refaits à neuf, et c’est dans une salle spacieuse que nous nous installons. De grandes baies vitrées donnent sur un petit jardin où quelques chats se coursent ; espace et clarté, on s’y sent bien. 


Il était prévu aujourd’hui que nous décidions ensemble de la forme que prendra notre moisson de mots traduits en différentes langues, notre glossaire, pour la Fête des associations le 1er juillet prochain. Nous demandons aux participants leurs idées. Sans doute tout un printemps nous accompagne, ou bien c’est nous qui vraiment l’habitons, on voit à chacun assis autour de la table des ailes prêtes à s’ouvrir.

 

Malika commence : « On pourrait faire des panneaux, où serait au centre un dessin de Milka, avec autour tous les mots traduits ; chaque mot serait comme une image. » (Milka est peintre, on compte beaucoup sur elle.)

 

À son tour, Et Talia prend la parole : « On dessine une tortue, avec un mot sur chaque écaille, celui en français au milieu et les traductions autour. »

 

Christine intervient : « Vous aviez une autre idée, Et Talia, vous en souvenez-vous ? » Non, Et Talia en a tout oublié… Christine reprend : « Vous aviez pensé à la réalisation de protège-cahiers. » Et Talia sourit, en effet, elle avait émis cette idée, des protège-cahiers portant les mots du glossaire. 




Christine et les participants, entre deux manufactures, avaient pris le temps de parler entre eux des idées qu’ils nous soumettraient aujourd’hui. Certains des participants du groupe sont absents, aussi Christine fait écho de leurs propositions : « Lors de la Fête des associations, il y a des stands de restauration. On a pensé à des sets de table décorés de mots, à des bagues de papier à placer autour des verres… On a également imaginé une exposition de parapluies sur lesquels on aurait écrit. Et à la fabrication d’éventails. »

 

Mohanathas répond à notre sollicitation. Il a dessiné son idée sur son cahier : c’est un homme au milieu de la mer et qui se noie. On voit sa tête, et ses deux mains tendues en l’air. Il appelle au secours, et sur chacun de ses doigts, on voit un mot écrit. Nous allons plus avant dans l’idée de Mohanathas, et finissons par comprendre très clairement que pour lui, ce qui nous sauve, ce sont les mots. Grande émotion…

 

Ashraful n'a pas d'idée particulière. Il nous explique que sa préférence va à la réalisation du projet. Il est vrai qu’Ashraful a une très belle écriture, qui sera bienvenue au moment de la calligraphie des mots du glossaire. Il est vrai également qu’Ashraful travaille la nuit. Il a terminé ce matin à 7 heures, puis nous a rejoint à 8h45. Peut-être est-ce ce qui confère à sa présence une propriété si apaisante.


Nous demandons à Milka quelle est sa proposition : « J’imagine des empreintes de pas, chacune portant un mot. Ce serait comme une rivière d’empreintes de pas. » (Ils étaient allés au musée du Quai Branly la veille, et y avaient suivi la rivière de mots.) Tous ensemble, on développe cette idée. Dans le parc qui accueillera la Fête des associations, on pourrait faire un chemin de mots, une route des pas depuis le stand d’accueil jusqu’à celui des Souffleurs. Nous sommes vite confrontés aux difficultés de réalisation de ce projet, pas tant celles techniques qui sûrement pourraient être résolues, mais parce que nous manquerons de temps. Nous récapitulons les idées émises et pour chacune, les participants et nous les dessinons au tableau, corrigeons, effaçons, redessinons, afin que nous en ayons tous une vision commune et tout à fait partagée. 

 

Va et vient entre la table et le tableau… À travers la baie vitrée, quelques chats médusés dans le jardin contemplent notre ruche et sans doute s’étonnent qu’ici tour à tour chacun-chacune soit reine… Nous voyons que nous pouvons associer certaines des idées. Ainsi, nous gardons la rivière, les empreintes de pas, les mains, les tortues… et ajoutons quelques poissons.

Des empreintes de pas et des mains borderont la rivière poissonneuse, de laquelle émergeront trois îles-tortues. Les pas, les mains, les poissons et les tortues porteront les mots du glossaire et toutes leurs traductions. Nous gardons également l’idée des protège-cahiers, objets destinés d’une part à tous les participants ASEA, et, d’autre part, qui seront exposés sur les stands ASEA et Souffleurs, et offerts aux visiteurs.


Nous abordons maintenant les aspects technique et logistique de ces deux projets.

Quel support pouvons-nous imaginer pour la rivière ? On opte pour un lé de tissu long de 7 mètres, d’une couleur se rapprochant autant que possible du bleu des chemins d’orientation des Souffleurs, tissu auquel nous fixerons à intervalles réguliers des tasseaux à poser ou à ficher en terre. Les dessins et les écritures seront en blanc. Afin de pouvoir dessiner et écrire sur ce tissu, il faut une toile de coton. Christophe blague : « Cette banderole, ça va être coton à réaliser ! » Flop !!! Alors on explique la signification de « c’est coton », et l’on parle des registres de la langue. Les participants écrivent cette expression dans leur cahier de vocabulaire, et l’on reprend. Pour les dessins (les pas, les mains, les poissons et les tortues), le plus simple sera que l’on ait des gabarits. C’est Milka qui s’en chargera, et elle en réalisera en différentes tailles.

  

Quel sera l’aspect des protège-cahiers ? Mohanathas, là encore, a fait un dessin sur son cahier. C’est le plan d’une ville, avec écrits le long de chaque rue des mots du glossaire. On adopte tout de suite ! Il nous faudrait donc un plan d’Aubervilliers sans qu’y soient portés les noms des rues. Hasard objectif, il se trouve que Christine a chez elle un plan de la ville sans le nom des rues ! On décide, puisqu’il faudra faire une certaine quantité de photocopies, que ce sera en noir et blanc.


Nous établissons maintenant une liste du matériel dont nous aurons besoin pour la confection de la rivière et des protège-cahiers, lors de la prochaine manufacture au hangar, le 15 juin :

 

* Pour la rivière :

– tissu coton bleu : 7 mètres + 1 mètre pour y faire des essais dessin/écriture. (Christophe ira au marché Saint-Pierre)

– des tasseaux

– une agrafeuse pour fixer le tissu sur les tasseaux (et des agrafes)

– Poscas blancs pour écrire

– bombes de peinture blanche à jet resserré (oui, dit Milka, ça existe)

– feuilles de carton pour les gabarits (Christine donnera à Milka des chemises cartonnées sans dos)

– ciseaux

– punaises ou pinces pour tendre le tissu sur une table, parcelle après parcelle, et pouvoir y écrire (prévoir au hangar des Souffleurs une installation de tables offrant suffisamment de surface)

– chiffons, éponges

– crayons à papier

 

* Pour les protège-cahiers (de différentes tailles) :

– le plan de Christine (à agrandir en différentes tailles et à photocopier pour la réalisation des modèles)

– feuilles A4 et A3 (réalisation des modèles, puis photocopies, puis pliage)

– stylos feutre noirs à pointe fine

– règles pour préparer les rainures de pliage

 

A-t-on oublié quelque chose ? Il semble que tout y est, mais nous sommes d’accord que si d’ici la prochaine manufacture l’un d’entre nous devait penser à quoi que ce soit à ajouter à ces deux listes, nous nous en informerons les uns les autres.

 

Aujourd’hui, nous n’avons pas apporté d’appareil photo. C’est Christine et Mohanathas qui fixent les instants de notre manufacture.

 

Derrière la baie vitrée, quelques chats dans le jardin s’éveillent de leurs songes. Il est l’heure de se quitter. Dans toute cette effervescence, la course du temps nous a échappé, ou bien c’est nous ensemble qui avons volé au temps ce matin de présence dense : tous les visages portent la trace du ravissement, l’empreinte du rapt merveilleux.

 

Christophe B. et Marie-Luc M., Souffleurs, jeudi 18 mai 2017

 

 

Manufactures avec l'association ASEA - Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

Coup de craie #57

« Graine, germe, bouton, fleur, fruit, graine : explosions successives le long d’un même parcours.»

 

Donatella Bisutti

Coup de craie du lundi

15 mai 2017

 

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Dans les Intimités du mot-à-mot (petit laboratoire de traduction collective) #1

Manufactures avec l'association ASEA - Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Avec Marie – la formatrice –, nous sommes les premiers arrivés. Nous disposons quelques chaises autour d’une grande table en attendant les premières stagiaires. Elles arrivent peu à peu ; nous retrouvons des visages familiers et en découvrons de nouveaux.

 

Fatoumata est accompagnée de son fils, le charmant petit Moussa. Comme en miroir de ce que nous allons vivre tout au long de cette séance de traduction, Moussa, lui, avec sa feuille et son stylo, fera manufacture de lignes, de traits, de courbes, de cercles, d’allers et de retours, de tourbillons, de gribouillages, de griffonnages, toujours avec passion et conviction, avant de lever son crayon de son dessin parce que : « C’est fini. » « C’est beau ? — Oui, c’est très beau, Moussa ».

 

Il y a quelques nouvelles stagiaires qui n’avaient pu être là aux précédentes manufactures. Nous prenons le temps d'échanger avec elles, de nous présenter les uns aux autres, de leur raconter ce qui nous amène ici – qui sont les Souffleurs, ce qu’est ce Trésor poétique municipal d’Aubervilliers. Nous leur montrons le blog et les photos des précédentes manufactures.

Les stagiaires nous accompagnent dans les explications, le Trésor et les Souffleurs sont alors décrits en mandarin, arabe et soninké. Les quelques mots en français et surtout les gestes – où l’on reconnaît en mime le rossignol, le Livre du Trésor – nous permettent de vaguement suivre ce qui se dit.

Nous proposons de commencer le travail de traduction mot à mot, avec dans notre besace, issus du Trésor, un texte en mandarin, un en arabe et deux enregistrements en soninké.

 

Nous nous répartissons en trois groupes. Tectonique des tables, nous créons du grand plateau initial trois continents de langues : le mandarin avec Honjmei, Minfen, Lijuan, Yuxin et Marie, l’arabe avec Ahlam, Amany et Marie Luc, et le soninké avec Feinda, Fatoumata, Djenaba, Assitan et Thomas.

 

Le périple peut commencer, c’est parfois vertigineux, alors nous avançons à tâtons, de mot en mot, sans se précipiter, en se méfiant des évidences parfois trompeuses.

 

On digresse, on se raconte, on rigole, on se moque avec tendresse, toujours pour s’entendre, comprendre, construire des liens et des ponts, entre nous et nous, nous et le texte.

On arrive doucement à la phrase, puis doucement au texte, l’énigme semble se résoudre.

 

Et enfin nous arrivons au moment où, comme Moussa, nous levons le crayon de la feuille, « C’est fini ? — C’est fini. »

 

Il faut s’arrêter à une traduction, mais nous aurions pu continuer à cheminer. Chacun sur son continent respectif, nous avons senti que chacune de ces traductions pourrait être autre. Elles sont évidemment subjectives, « au plus proche » du texte originel, mais aussi nourries des sensibilités, des convictions, des singularités des personnes réunies autour de la table, elles sont le fruit de l’alchimie de ces rencontres, à ce moment donné.

C’est bon aussi de voir comment par ce biais la parole en français se libère.

 

Nous sortons enrichis et étourdis par ce plongeon « en altérité », dans le différent et le semblable, le si loin et le tellement proche.

Comme après un lointain et long voyage, nous revenons fatigués et heureux.

 

Nous sommes donc à Aubervilliers, rue Henri Barbusse, le lundi 15 mai 2017 et il est 11 heures.

Vite ! C’est l’heure d’aller chercher les enfants à l’école. Les Stagiaires doivent partir.

 

Marie, Marie-Luc et Thomas, on continue à atterrir très doucement ; en rangeant les tables, on se raconte les souvenirs de nos voyages respectifs.

 

Nous sortons de la salle et nous nous regardons avec le même regard que celui de Moussa, qui après avoir levé le crayon de sa feuille regarde son dessin : « C’est beau ? — Oui, c’est très beau. »

 

Marie-Luc M. et Thomas L., Souffleurs, lundi 15 mai 2017

 

Coup de craie #56

« Des mirages d’un chant dans ton rêve il ne reste que ce scintillement de pierres à venir»

 

Yves Bonnefoy

Coup de craie du lundi

09 mai 2017

 

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Vers Tornade selfies, la fleur de nos visages en mots...

Manufactures de calligraphie - Ateliers du 29, Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Donner des traits à son visage, à travers l'écriture.

Mise en forme plastique de la métaphore.

Mon visage, c'est...

 

Mon visage ce serait comme un guépard

Yaël, 10 ans

 

Mon visage ce serait un monstre

Rayan, 9 ans

 

La fleur de mon visage c'est une belle fleur d'étoile avec un papillon qui vole dans les airs

Deniz, 10 ans

 

Les habitants des trois communes sont invités à écrire sur de grands panneaux les plus belles phrases parmi les 561 contributions recueillies.

Les Ateliers du 29 à Arpajon nous ouvrent leurs portes les samedis de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00.

 

Prochains rendez-vous :

- Samedi 13 mai

- Samedi 20 mai

 

A bientôt !

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"Journalistes d'un jour" aux Archives municipales

Sous la houlette de David Desbans, directeur des archives, de Marie-Luc et Christophe, Souffleurs, et de Christine, directrice et formatrice ASEA.

 

Sont présents : Et Talia, Mariama, Mariam, Houda, Mabrouka, Ashraful, Malika, Mohanatas, Vijayantee, Afonso, Tatjana, Nazma, Angela (du groupe Vallès et qui ne pouvait pas assister à la visite des archives avec son groupe le lendemain) et Kassia (stagiaire ASEA).

 

Chouette ! Les journalistes d’un jour sont quasi tous présents.

Ils connaissent déjà l’existence des archives puisqu’ils ont pu les visiter l’an denier, aussi Marie Luc et moi avons demandé à David s’il pouvait, à l’aide des archives, nous relater l’histoire de l’une des populations migrantes d’Aubervilliers. Cela nous a paru intéressant de montrer que la ville a de longue date été nourrie, enrichie, par l’arrivée de populations extérieures. À cette demande, David et son équipe nous ont préparé plusieurs documents que nous voyons présentés sur une table de la salle de lecture. Mais ce sera pour la fin de la visite, pour l’heure nous descendons dans le ventre des archives.

 

Et là, premier arrêt devant une palette de boîtes qui attendent dans le couloir. Que sont-elles, toutes ces boîtes ? David nous explique que les archives ont un rôle non seulement de conservation des documents mais également d’élimination. Diantre ! Et oui, puisque les archives archivent toute pièce émanant des administrations de la ville, elles gèrent également l’élimination nécessaire des documents dont l’utilité arrive à expiration et qui n’ont pas de valeur historique. Se retrouvent dans ce cas les factures périmées de toutes sortes. D’où ces boîtes dans le couloir qui attendent leur évacuation. Ainsi en va la vie du ventre des archives. Assimilation, rangement, classement, conservation mais aussi destruction.




Passé le tas de boîtes, nous voici dans la première salle, composées de travées où se trouvent les épis sur lesquels reposent les tablettes. Là, sont rangés les ouvrages précieux, ceux qui font mémoire commune depuis le XIVe siècle, tel cet ouvrage de recensement de la population que David nous présente. Il sort des tablettes différents documents – recensement, registres d’état civil, listes de conscrits – et Malika lui dit qu’elle voudrait retrouver la trace de quelqu’un dont elle ne sait que peu de choses de sa vie en France. Pourrait-il l’aider dans cette enquête ? David lui propose de prendre contact avec lui, et il la guidera dans ses recherches. Malika affiche un grand sourire !

 

Il nous explique ensuite, thermomètre en main, la vigilance dont il faut faire preuve en tant qu’archiviste dans la veille au bon état de l’air dans les sous-sols. La température et l’humidité sont les ennemies numéro un des documents, nous explique-t-il, elles provoquent l’apparition de moisissures sur les pages des livres, les couvrant de gris, de brun, faisant disparaître les écritures. Danger bien plus important que celui toujours possible des souris !

 

Quel boulot que celui de conserver vivante la mémoire commune ! Souvent on fait appel à « La Grosse », terme employé pour signifier une copie d’un document original. L’original étant gardé dans des archives beaucoup plus sûres, genre à Paris ou Saint-Denis. Il y a de fait plein de « Grosses » dans les archives, figurez-vous !

 

Ensuite, nous regardons de vieilles photos d’Aubervilliers datant du début du XXe siècle. En ce temps-là, Aubervilliers est piquée de cheminées d’usines en brique rouge. Le ciel est couvert de longs panaches noirs, blancs et gris. On fabrique des casques de guerre, on tanne les peaux, on livre des vaches en direction des abattoirs de La Villette par le canal qui est la voie industrieuse de la ville, son aorte en quelque sorte.


Puis nous quittons le ventre pour remonter en salle de lecture. Là, David avait donc sorti pour nous les documents collectés lors d’une enquête sur une population d’immigrés à Aubervilliers, recherche effectuée par Patricia, une de ses collaboratrices, et répondant à une demande du musée de l’Immigration. Il nous parle des Italiens, venus ici au début du xxe siècle, de la façon dont ils se sont intégrés et de l’empreinte qu’ils ont laissée. Ainsi, la cité de la Mare est un ancien quartier d’Aubervilliers où l’on retrouve la trace de ces habitants, les archives en font mention. Sur des cartes posées au mur, nous pouvons voir que jusqu’en 1890, Aubervilliers était encore un gros village de 1 000 habitants, avec beaucoup de champs, le maraîchage y était la principale activité. La population y cultivait des légumes, des choux, des carottes, des salades. Elle alimentait ainsi une bonne part du ventre de Paris. Vient ensuite l’industrialisation de la ville et ses longues cheminées de brique rouge dont il reste un exemplaire rue Henri Barbusse, c’est l’ancienne fabrique d’allumettes. Cette industrialisation a conduit à accueillir à Aubervilliers des ouvriers venant d’Europe, qui se sont tout d’abord regroupés communautairement par quartiers. On en retrouve les explications pragmatiques dans les documents d’archive.

 

David nous parle des différentes migrations qui à cette époque sont constituées de Belges, d’Espagnols, de Portugais, mais aussi d’Alsaciens. Ceux-ci demandèrent à retrouver la nationalité française après la Première guerre mondiale. La difficulté pour eux fut d’être considérés comme Français par la population qui les rejetait du fait qu’ils parlaient entre eux l’alsacien, langue bien trop proche de celle de l’ennemi d’alors. Après cette mise en perspective, la visite se termine, elle aura suscité beaucoup de questions, beaucoup d’intérêt et de curiosité de la part du groupe ; merci David d’y avoir répondu avec autant de plaisir et d’implication. On sait dès lors que si l’histoire en France de nos participants ASEA est récente, elle s’inscrit dans l’Histoire de la ville, elle n’est pas une exception contemporaine. Ils ont semble-t-il bien compris que leur présence ici a tout son sens dans un principe de vie continu d’Aubervilliers.

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Coup de craie #55

« Les rêves de la nuit sont les fils avec lesquels nous tissons les robes du jour. »

 

Adonis

Coup de craie du lundi

02 mai 2017

 

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Vers Tornade selfies, la fleur de nos visages #9

Studios selfies nomades - marché et vide grenier, Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Dernières moissons de portraits avant les impressions... 

1 306 photos récoltées... bientôt, très bientôt brassées dans le grand vent de la Tornade !

Rendez-vous le 27 mai...

 

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Vers Tornade selfies, la fleur de nos visages #8

Studios selfies nomades - Ecole Edouard Herriot, Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Mon visage et 1 2 3 4 5 6 7 8 

Florian, 6 ans

 

Mon visage c’est le portrait de mon papa en petit.

Timéo, 8 ans

 

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Vers Tornade selfies, la fleur de nos visages #7


Studios selfies nomades - Ecole paul Langevin, Saint-Germain-lès-Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Mon visage, c’est juste le visage d’un minéralogiste amateur, d’un pyrotechnicien amateur, le visage de Leo Zammit,

mon visage c’est le mien.

Léo, 9 ans 1/2

 

Mon visage c’est le visage d’Alexandre le grand.

Gaëtan, 10 ans

 

Mon visage est la mignontitude incarné.

Lyonel, 9 ans

 

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Rendre visite au Trésor poétique d'Aubervilliers avec l'ASEA...

Visite des Archives municipales avec l'association ASEA - Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

C’est aujourd’hui la visite des archives municipales.

David [le directeur], toujours aussi généreux, disponible et attentionné, commence par une présentation du lieu et du rôle des archives, puis nous descendons dans les magasins. Il nous présente les documents les plus anciens du fonds : registres de la paroisse puis ceux de l’état civil, délibérations des conseils municipaux, etc.

Nous voyons également où sont entreposés les Livres du Trésor.

À travers plusieurs cartes d’Aubervilliers, chacune correspondant à une époque particulière, nous voyons l’histoire de l’essor de la ville.

Puis David nous explique comment les documents sont répertoriés, référencés et rangés. Amira est admirative : « Pour faire tout ça, il faut une grande tête », dit-elle.

Nous nous arrêtons devant des photos de Willy Ronis et des cartes postales affichées. Les participantes reconnaissent des quartiers d’Aubervilliers. Nous remontons, et là encore, nous arrêtons devant des cartes postales exposées sur les murs. Nous constatons que les images suscitent questions et commentaires, favorisent les échanges.

 Nous sommes enfin devant les Grands Livres du Trésor, dont un est présenté sous le parapluie de berger. Tour à tour elles prennent les gants blancs et feuillettent les Livres ; Ahlam nous lit un long poème écrit en arabe, dont elle nous dit qu’il est très connu (Fairouz).

Lijuan a apporté un poème en mandarin, avec la traduction en français. Nous en ferons un dépôt lors de la prochaine manufacture.

 

Il est l’heure de se quitter. Il y a eu des questions, des explications, des traductions français-français jusqu’à trouver les mots qui résonnent, des traductions des réponses entre les participantes, des contemplations d’images anciennes : aspects autres de la ville et des habitants ; le passé d’ici est un pays étranger dans ce pays nouvellement adopté…

C’est bon de se sentir participer à l’histoire singulière d’Aubervilliers.

 

Marie-Luc M., Souffleuse, lundi 24 avril 2017

 

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Coup de craie #54

« Je propose à chacun un œil pour la lune, un autre pour le soleil. »

 

Jean-Luc Parant

Coup de craie du lundi

24 avril 2017

 

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Vers Tornade selfies, la fleur de nos visages #6

Studios selfies nomades - Centre culturel des Prés du Roy, Saint-Germain-lès-Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Nouvelles rencontres.

Selfies cueillis à la médiathèque du centre culturel des Prés du Roy, présentations à l'école Paul Langevin de Saint-Germain-lès-Arpajon et quelques phrases saisies au vol dans une classe de l'école Victor Hugo d'Arpajon : 

 

Mon visage, c'est comme le cœur de cette tornade, le cerveau de ce vent qui tourne.

Mon visage c'est comme le fruit de sa création, c'est l'aigle qui l'a révélé. 

Salsabila, 9 ans

 

Mon visage, c'est comme un piment qui serait brûlant, étincelant et appétissant.

Mon visage c'est comme si on était à Rome où il y aurait plein d'hommes.

Mon visage c'est comme une tortue dans une cage qui est sage.

Aymen, 9 ans

 

Mon visage c'est comme... un ami.

Mon visage c'est comme... la gentillesse.

Mon visage c'est comme... la nature.

Tom, 8 ans

 

Mon visage c'est comme le miel des abeilles.

Mon visage c'est comme le caca de mon grand-père.

Esteban, 8 ans.

 

Mon visage c'est comme le pétale d'une fleur qui s'envole comme un oiseau dans le souffle du vent.

Emma, 9 ans.

 

Mon visage c'est comme une patate au cœur de la tornade.

Mon visage c'est comme un oiseau qui vole.

Bechir, 8 ans.

 

Mon visage c'est comme la gentillesse, la générosité, la modestie, un peu grognon le matin, timide devant les gens, l'amour que j'ai pour ma famille.

Giovanni, 9 ans.

 

Mon visage c'est comme un cerisier en fleur qui bouge grâce au vent qui vente.

Tiago, 8 ans.

 

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Vers Tornade selfies, la fleur de nos visages #5

Studios selfies nomades - Ecole Paul Langevin, Saint-Germain-lès-Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Raconter la Tornade avant de la vivre.

Déposer les feuillets à faire signer aux parents, indispensables pour le droit à l'image...

A l'école Herriot d'Arpajon et à l'école Paul Langevin de Saint-Germain, on attendra le 25 et le 27 avril pour jouer à prendre en photo nos visages...

 

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Coup de craie #53

« La rosée s’en va, n’ayant rien à faire avec un monde si bas. »

 

Issa (Haïku)

Coup de craie du lundi

18 avril 2017

 

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Dans la malle auTrésor de l'ASEA : cueillettes, traductions mot-à-mot et thé à la menthe...

Manufactures avec l'association ASEA - Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

(...) Nous faisons un tour de table pour entendre les participantes nous lire, nous dire, ou encore nous chanter leurs poèmes, chants, proverbes. Nous proposons à chacune de remplir les feuilles de dons pour le Trésor poétique municipal d’Aubervilliers.

Nous expliquons, après avoir entendu la mauvaise traduction Google du poème de Gabriel Garcia Marquez qu’a proposé bien malgré elle Gloria, que nous travaillerons par petit groupe chacune des traductions lors de la prochaine manufacture pour ainsi traduire au plus juste chaque proposition.

Puis nous sortons les feuilles de dépôt, le zoom pour enregistrer.

Intimidée au début, Nora nous chantera finalement sa berceuse Kabyle, ce qui entraînera le groupe entier à vouloir enregistrer chacune le poème, le chant ou le proverbe déposé. Nous aurons ainsi non seulement l’écriture mais le chant de la langue.

Un bonheur ! (...)

 

Christophe B., Souffleur, jeudi 30 mars 2017

 

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Vers Tornade selfies, la fleur de nos visages #4

Studios selfies nomades - Ecole Pasteur de La Norville (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

« Mon visage, c'est un coquillage sur la plage.

Mon visage, c'est la mer qui se promène.

Mon visage c'est des fleurs.

Mon visage c'est la Terre. »

David, 9 ans

 

« Mon visage, c'est un diaporama où défile mon histoire et mon passé. »

Louise, 9 ans

 

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Vers Tornade selfies, la fleur de nos visages #3

Studios selfies nomades - Collège Albert Camus de La Norville (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

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Coup de craie #52

« Dans mon pays, les tendres preuves du printemps et les oiseaux mal habillés sont préférés aux buts lointains. »

 

René Char

Coup de craie du lundi

27 mars 2017

 

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Vers Tornade selfies, la fleur de nos visages #2

Studios selfies nomades - Collège Albert Camus de La Norville (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

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Coup de craie #51

« À toi de conduire ce printemps rapide vers ceux que tu aimes. »

 

Mahmoud Darwich

Coup de craie du lundi

20 mars 2017

 

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Trésor d'ASEA : Retrouvailles #2

Petit endroit du privilège pour l'association ASEA - Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Souviens-toi, allonge ta main

fais-en le plateau qui soutient la plaine

prends-toi toi-même dans ta main

prends l’horizon

et souviens-toi

toujours

de l’immensité de ta main

 

 

Valérie Catherine Richez

 

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Vers Tornade selfies, la fleur de nos visages #1

Studios selfies nomades - Ecole Pasteur de La Norville (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Avant la tornade, nos Studios selfies nomades écument le territoire. 

 

Pour capter les acrobaties de visage, ce Studio selfies se promènera dans les écoles, les commerces, les rues et les places, les quartiers d’Arpajon, La Norville et Saint-Germain-lès-Arpajon, et se livrera à l’immense cueillette des visages des habitants des trois villes.

 

Deux parapluies noirs

Deux cannes à selfies

Deux Souffleurs vêtus de noir, élégants et bienveillants...

 

 

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Trésor d'ASEA : Retrouvailles #1

Petit endroit du privilège pour l'association ASEA - Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

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Coup de craie #50

« Mon univers est mon corps et ce que possèdent mes mains. Je suis le voyageur et le chemin. »

 

Mahmoud Darwich

Coup de craie du lundi

13 mars 2017

 

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Vers la Tornade selfies, cueillettes au Salon du livre jeunesse...

Studios selfies nomades - Salon du livre jeunesse de Saint-Germain-lès-Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

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Coup de craie #49

« Imite le moins possible les hommes dans leur énigmatique maladie de faire des nœuds. »

 

René Char

Coup de craie du lundi

06 mars 2017

 

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Coup de craie #48

« Quand l'eau monte, les poissons mangent les fourmis. Quand l'eau descend, les fourmis mangent les poissons. »

 

Anonyme

Coup de craie du lundi

27 février 2017

 

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Coup de craie #47

« Pense à l'absence, ce rien qui brûle encore. »

 

Valérie Catherine Richez

Coup de craie du lundi

20 février 2017

 

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Cueillettes et manufactures clandestines à l'Embarcadère d'Aubervilliers

Journée internationale des langues maternelles - Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

Faire coutume.

Le Trésor infuse ses principes actifs dans le cycle des rendez-vous majeurs de la vie associative d'Aubervilliers.

Le Samedi 18 février 2017, journée internationale des langues maternelles.

Dans le chaudron de l'Embarcadère, une foule de langues et de voix se côtoient. 

 

Les Souffleurs et Amis du Trésor recueillent les dons poétiques, de nouvelles langues entrent dans le corpus précieux du Trésor.

Dans le même temps, un commando clandestin glisse de petites enveloppes dans les poches des visiteurs, fragments précieusement confectionnés, morceaux choisis du Grand dépôt poétique...

 

Dans le cadre de la Folle Tentative, résidence permanente à Aubervilliers (93).
en savoir plus sur le Trésor municipal d'Aubervilliers.

 

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Coup de craie #46

« C'est encore une fois l'instant, il était beau, je l'ai pris. »

 

Henri Meschonnic

Coup de craie du lundi

30 janvier 2017

 

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Coup de craie #45

« Vous serez une part de la saveur du fruit. »

 

René Char

Coup de craie du lundi

23 janvier 2017

 

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Conseil poétique extraordinaire : trois pétales de villes pour une fleur rare ! #St-Germain-lès-Arpajon

Conseil poétique extraordinaire à Saint-Germain-lès-Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

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Conseil municipal extraordinaire : trois pétales de villes pour une fleur rare ! #Arpajon

Installation des rêves des habitants - Conseil municipal extraordinaire à Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

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Conseil municipal extraordinaire : trois pétales de villes pour une fleur rare ! #la Norville

Installation des rêves des habitants - Conseil municipal extraordinaire à La Norville (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

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Coup de craie #44

« De quel songe s'élever ? Lequel rêver ? Avec quoi pénétrer dans le jardin des portes ? »

 

Mahmoud Darwich

Coup de craie du lundi

16 janvier 2017

 

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Envahissons joyeusement les Conseils de nos trois villes ! [Harangues sur la place publique #2]

Place du marché - Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

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Coup de craie #43

« L'instant ne mène pas à l'instant suivant. La porte s'ouvre, le tigre bondit. »

 

Virginia Woolf

Coup de craie du lundi

09 janvier 2017

 

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Envahissons joyeusement les Conseils de nos trois villes ! [Harangues sur la place publique #1]

Place du marché - Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Folies douces en Essonne...

Arpajon, La Norville et Saint-Germain-lès-Arpajon : trois pétales de ville pour une fleur rare.

 

Et si cette fleur entrait dans vos rêves, que vous montrerait-elle de la beauté possible du monde de demain ?

 

Après avoir recueilli 853 réponses à cette question auprès des habitants des trois villes, nous invitons toute la population à participer aux Conseils municipaux extraordinaires qui se tiendront le mardi 17 janvier à La Norville (en présence du philosophe Bernard STIEGLER), le mercredi 18 janvier à Arpajon (en présence de l'écrivain et journaliste Anna ALTER) et le jeudi 19 janvier à Saint-Germain-lès-Arpajon (avec le philosophe Dany-Robert DUFOUR).

 

Oyez, Oyez !

Envahissons joyeusement les conseils de nos trois villes !

... Et débattons ensemble du monde que nous souhaitons habiter demain, sous le regard de grand penseurs contemporains.

 

Je rêve de la fleur de l'espoir, une étoile dans le noir.

Marion, 14 ans

 

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Coup de craie #42

« Rien n'est plus lent que la véritable naissance d'un homme. »

 

Marguerite Yourcenar

Coup de craie du lundi

03 janvier 2017

 

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Petites enquêtes avant les Conseils municipaux extraordinaires : Arpajon, La Norville et St-Germain-lès-Arpajon, trois pétales de ville pour une fleur rare #10

Ecole Joliot Curie - Saint-Germain-lès-Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Q‌ue tout le monde peut manger à leur faim

Que tout le monde arrête la guerre 

Que tout le monde ne soit pas pauvre

Que tout le monde soit heureux

Que tout le monde puisse aller dans des pays pour s'amuser.

Loan, 10 ans 

 

Dans le monde de demain, je voudrais que le monde crée moins de violence et que la vie soit moins dangereuse pour les enfants et pour les adultes.

Je veux qu'il y ait moins de pollution pour l'humanité. 

La fleur m'a dit qui il y aura des voitures qui flotte sur l'eau. 

La fleur m'a dit qu'il n'y aura plus jamais de harcèlement.

Tomy, 10 ans

 

 

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Coup de craie #41

« Sois vent. Sois neige. Deviens pluie. Vas-y, pleut ! Neige ! Vente ! »

 

Valérie Catherine Richez

Coup de craie du lundi

12 décembre 2016

 

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Petites enquêtes avant les Conseils municipaux extraordinaires : Arpajon, La Norville et St-Germain-lès-Arpajon, trois pétales de ville pour une fleur rare #9

Ecole Pasteur - La Norville (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

L’éternité se donne dans l’odeur de la fleur la plus simple !

C’est comme si la terre voulait bien ce que l’esprit rêve.

(Yves Bonnefoy)

 

Si cette fleur entrait dans vos rêves, que vous montrerait-elle de la beauté possible du monde de demain ?

 

Le même jour, les élèves du Lycée Cassin d'Arpajon nous confiaient aussi leur réponse à cette question :

 

Pour moi, cette fleur montrerait des paysages plus naturels et moins "technologiques". Cette fleur représenterait les trois villes, qui auraient des projets économiques et sociaux en commun et qui travailleraient ensemble pour un avenir plus beau (...).

Charlotte, 15 ans

 

Dans mon rêve, je vois une fleur qui aurait sur chaque pétale une image de la beauté possible du monde de demain.

Sur le premier pétale on voit un monde vert où seule la nature règne.

Sur le deuxième pétale, on voit une ville où les habitants feraient sortir le meilleur d'eux-mêmes pour améliorer le monde.

Et sur le troisième pétale, il y aurait un ciel étoilé sans nuage de pollution, sans lumière qui cache les étoiles.

Eva, 150 ans

 

Elle ne me montrerait rien.

Paul, 15 ans

 

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