Danse du Trésor au cœur de la Fête de la ville

Samedi 1er juillet 2017 - Fête de la ville et des associations, Aubervilliers (93) - © Les Souffleurs commandos poétiques

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Rivière de mots [nouvelle robe de bal pour le Trésor poétique]

Manufactures avec l'association ASEA - Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Les mots du trésor dans toutes les langues.

Un glossaire précieux.

Une langue, un mot, souffler, une berceuse... traduits dans une quinzaine de langues différentes,

sur un immense tissu bleu ou sur les rues d'un plan de la ville.

Créations en cours, à découvrir le 1 juillet 2017, au square Stalingrad d'Aubervilliers,

à l'occasion de la Fête de la ville et des associations.

 

Nouvelle danse du Trésor avec les Journalistes d'un jour ASEA

Nous avons cette particularité parfois de nous balancer en marchant. Le temps nous est léger, le sol nous est facile, notre pied ne tourne qu’à bon escient.

 

René Char

 

Nous avons aujourd’hui rendez-vous dans les nouveaux locaux de la Fabrique de Santé, au 20 rue du Colonel fabien (à deux pas de la Maison des Pratiques). Nous y retrouvons Christine dans le hall, qui guette l’arrivée de nos participants ASEA ; eux aussi y viennent pour la première fois.

Nous faisons la connaissance des jeunes femmes assistantes sociales ou de l’accueil. Ce mot « accueil » a tout son sens ici ; elles nous reçoivent avec grande bienveillance, et le hall s’emplit de la joie lumineuse qu’elles déploient. Christine nous glisse à l’oreille qu’elles avaient hâte de nous rencontrer, les Souffleurs, dont elles avaient tant entendu parler.

Nous échangeons les paroles de bienvenue et de remerciement, et très vite engageons un dialogue qui laisse penser que nous avons en commun une certaine vision du monde et des êtres. Elles nous proposent de nous revoir un midi pour déjeuner ensemble et poursuivre la belle rencontre. Anne, l’une d’entre elles, nous fait ensuite passer un petit mot d’amour.

Les participants ASEA arrivent peu à peu, et la douce joie qui règne ici s’en accroît. On est frappé par tant de paisibles sourires échangés, tant d’élégance dans la simplicité des gestes offerts.

Les locaux ont été refaits à neuf, et c’est dans une salle spacieuse que nous nous installons. De grandes baies vitrées donnent sur un petit jardin où quelques chats se coursent ; espace et clarté, on s’y sent bien. 


Il était prévu aujourd’hui que nous décidions ensemble de la forme que prendra notre moisson de mots traduits en différentes langues, notre glossaire, pour la Fête des associations le 1er juillet prochain. Nous demandons aux participants leurs idées. Sans doute tout un printemps nous accompagne, ou bien c’est nous qui vraiment l’habitons, on voit à chacun assis autour de la table des ailes prêtes à s’ouvrir.

 

Malika commence : « On pourrait faire des panneaux, où serait au centre un dessin de Milka, avec autour tous les mots traduits ; chaque mot serait comme une image. » (Milka est peintre, on compte beaucoup sur elle.)

 

À son tour, Et Talia prend la parole : « On dessine une tortue, avec un mot sur chaque écaille, celui en français au milieu et les traductions autour. »

 

Christine intervient : « Vous aviez une autre idée, Et Talia, vous en souvenez-vous ? » Non, Et Talia en a tout oublié… Christine reprend : « Vous aviez pensé à la réalisation de protège-cahiers. » Et Talia sourit, en effet, elle avait émis cette idée, des protège-cahiers portant les mots du glossaire. 




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Dans les Intimités du mot-à-mot (petit laboratoire de traduction collective) #1

Manufactures avec l'association ASEA - Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Avec Marie – la formatrice –, nous sommes les premiers arrivés. Nous disposons quelques chaises autour d’une grande table en attendant les premières stagiaires. Elles arrivent peu à peu ; nous retrouvons des visages familiers et en découvrons de nouveaux.

 

Fatoumata est accompagnée de son fils, le charmant petit Moussa. Comme en miroir de ce que nous allons vivre tout au long de cette séance de traduction, Moussa, lui, avec sa feuille et son stylo, fera manufacture de lignes, de traits, de courbes, de cercles, d’allers et de retours, de tourbillons, de gribouillages, de griffonnages, toujours avec passion et conviction, avant de lever son crayon de son dessin parce que : « C’est fini. » « C’est beau ? — Oui, c’est très beau, Moussa ».

 

Il y a quelques nouvelles stagiaires qui n’avaient pu être là aux précédentes manufactures. Nous prenons le temps d'échanger avec elles, de nous présenter les uns aux autres, de leur raconter ce qui nous amène ici – qui sont les Souffleurs, ce qu’est ce Trésor poétique municipal d’Aubervilliers. Nous leur montrons le blog et les photos des précédentes manufactures.

Les stagiaires nous accompagnent dans les explications, le Trésor et les Souffleurs sont alors décrits en mandarin, arabe et soninké. Les quelques mots en français et surtout les gestes – où l’on reconnaît en mime le rossignol, le Livre du Trésor – nous permettent de vaguement suivre ce qui se dit.

Nous proposons de commencer le travail de traduction mot à mot, avec dans notre besace, issus du Trésor, un texte en mandarin, un en arabe et deux enregistrements en soninké.

 

Nous nous répartissons en trois groupes. Tectonique des tables, nous créons du grand plateau initial trois continents de langues : le mandarin avec Honjmei, Minfen, Lijuan, Yuxin et Marie, l’arabe avec Ahlam, Amany et Marie Luc, et le soninké avec Feinda, Fatoumata, Djenaba, Assitan et Thomas.

 

Le périple peut commencer, c’est parfois vertigineux, alors nous avançons à tâtons, de mot en mot, sans se précipiter, en se méfiant des évidences parfois trompeuses.

 

On digresse, on se raconte, on rigole, on se moque avec tendresse, toujours pour s’entendre, comprendre, construire des liens et des ponts, entre nous et nous, nous et le texte.

On arrive doucement à la phrase, puis doucement au texte, l’énigme semble se résoudre.

 

Et enfin nous arrivons au moment où, comme Moussa, nous levons le crayon de la feuille, « C’est fini ? — C’est fini. »

 

Il faut s’arrêter à une traduction, mais nous aurions pu continuer à cheminer. Chacun sur son continent respectif, nous avons senti que chacune de ces traductions pourrait être autre. Elles sont évidemment subjectives, « au plus proche » du texte originel, mais aussi nourries des sensibilités, des convictions, des singularités des personnes réunies autour de la table, elles sont le fruit de l’alchimie de ces rencontres, à ce moment donné.

C’est bon aussi de voir comment par ce biais la parole en français se libère.

 

Nous sortons enrichis et étourdis par ce plongeon « en altérité », dans le différent et le semblable, le si loin et le tellement proche.

Comme après un lointain et long voyage, nous revenons fatigués et heureux.

 

Nous sommes donc à Aubervilliers, rue Henri Barbusse, le lundi 15 mai 2017 et il est 11 heures.

Vite ! C’est l’heure d’aller chercher les enfants à l’école. Les Stagiaires doivent partir.

 

Marie, Marie-Luc et Thomas, on continue à atterrir très doucement ; en rangeant les tables, on se raconte les souvenirs de nos voyages respectifs.

 

Nous sortons de la salle et nous nous regardons avec le même regard que celui de Moussa, qui après avoir levé le crayon de sa feuille regarde son dessin : « C’est beau ? — Oui, c’est très beau. »

 

Marie-Luc M. et Thomas L., Souffleurs, lundi 15 mai 2017

 

"Journalistes d'un jour" aux Archives municipales

Sous la houlette de David Desbans, directeur des archives, de Marie-Luc et Christophe, Souffleurs, et de Christine, directrice et formatrice ASEA.

 

Sont présents : Et Talia, Mariama, Mariam, Houda, Mabrouka, Ashraful, Malika, Mohanatas, Vijayantee, Afonso, Tatjana, Nazma, Angela (du groupe Vallès et qui ne pouvait pas assister à la visite des archives avec son groupe le lendemain) et Kassia (stagiaire ASEA).

 

Chouette ! Les journalistes d’un jour sont quasi tous présents.

Ils connaissent déjà l’existence des archives puisqu’ils ont pu les visiter l’an denier, aussi Marie Luc et moi avons demandé à David s’il pouvait, à l’aide des archives, nous relater l’histoire de l’une des populations migrantes d’Aubervilliers. Cela nous a paru intéressant de montrer que la ville a de longue date été nourrie, enrichie, par l’arrivée de populations extérieures. À cette demande, David et son équipe nous ont préparé plusieurs documents que nous voyons présentés sur une table de la salle de lecture. Mais ce sera pour la fin de la visite, pour l’heure nous descendons dans le ventre des archives.

 

Et là, premier arrêt devant une palette de boîtes qui attendent dans le couloir. Que sont-elles, toutes ces boîtes ? David nous explique que les archives ont un rôle non seulement de conservation des documents mais également d’élimination. Diantre ! Et oui, puisque les archives archivent toute pièce émanant des administrations de la ville, elles gèrent également l’élimination nécessaire des documents dont l’utilité arrive à expiration et qui n’ont pas de valeur historique. Se retrouvent dans ce cas les factures périmées de toutes sortes. D’où ces boîtes dans le couloir qui attendent leur évacuation. Ainsi en va la vie du ventre des archives. Assimilation, rangement, classement, conservation mais aussi destruction.




Passé le tas de boîtes, nous voici dans la première salle, composées de travées où se trouvent les épis sur lesquels reposent les tablettes. Là, sont rangés les ouvrages précieux, ceux qui font mémoire commune depuis le XIVe siècle, tel cet ouvrage de recensement de la population que David nous présente. Il sort des tablettes différents documents – recensement, registres d’état civil, listes de conscrits – et Malika lui dit qu’elle voudrait retrouver la trace de quelqu’un dont elle ne sait que peu de choses de sa vie en France. Pourrait-il l’aider dans cette enquête ? David lui propose de prendre contact avec lui, et il la guidera dans ses recherches. Malika affiche un grand sourire !

 

Il nous explique ensuite, thermomètre en main, la vigilance dont il faut faire preuve en tant qu’archiviste dans la veille au bon état de l’air dans les sous-sols. La température et l’humidité sont les ennemies numéro un des documents, nous explique-t-il, elles provoquent l’apparition de moisissures sur les pages des livres, les couvrant de gris, de brun, faisant disparaître les écritures. Danger bien plus important que celui toujours possible des souris !

 

Quel boulot que celui de conserver vivante la mémoire commune ! Souvent on fait appel à « La Grosse », terme employé pour signifier une copie d’un document original. L’original étant gardé dans des archives beaucoup plus sûres, genre à Paris ou Saint-Denis. Il y a de fait plein de « Grosses » dans les archives, figurez-vous !

 

Ensuite, nous regardons de vieilles photos d’Aubervilliers datant du début du XXe siècle. En ce temps-là, Aubervilliers est piquée de cheminées d’usines en brique rouge. Le ciel est couvert de longs panaches noirs, blancs et gris. On fabrique des casques de guerre, on tanne les peaux, on livre des vaches en direction des abattoirs de La Villette par le canal qui est la voie industrieuse de la ville, son aorte en quelque sorte.


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Rendre visite au Trésor poétique d'Aubervilliers avec l'ASEA...

Visite des Archives municipales avec l'association ASEA - Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

C’est aujourd’hui la visite des archives municipales.

David [le directeur], toujours aussi généreux, disponible et attentionné, commence par une présentation du lieu et du rôle des archives, puis nous descendons dans les magasins. Il nous présente les documents les plus anciens du fonds : registres de la paroisse puis ceux de l’état civil, délibérations des conseils municipaux, etc.

Nous voyons également où sont entreposés les Livres du Trésor.

À travers plusieurs cartes d’Aubervilliers, chacune correspondant à une époque particulière, nous voyons l’histoire de l’essor de la ville.

Puis David nous explique comment les documents sont répertoriés, référencés et rangés. Amira est admirative : « Pour faire tout ça, il faut une grande tête », dit-elle.

Nous nous arrêtons devant des photos de Willy Ronis et des cartes postales affichées. Les participantes reconnaissent des quartiers d’Aubervilliers. Nous remontons, et là encore, nous arrêtons devant des cartes postales exposées sur les murs. Nous constatons que les images suscitent questions et commentaires, favorisent les échanges.

 Nous sommes enfin devant les Grands Livres du Trésor, dont un est présenté sous le parapluie de berger. Tour à tour elles prennent les gants blancs et feuillettent les Livres ; Ahlam nous lit un long poème écrit en arabe, dont elle nous dit qu’il est très connu (Fairouz).

Lijuan a apporté un poème en mandarin, avec la traduction en français. Nous en ferons un dépôt lors de la prochaine manufacture.

 

Il est l’heure de se quitter. Il y a eu des questions, des explications, des traductions français-français jusqu’à trouver les mots qui résonnent, des traductions des réponses entre les participantes, des contemplations d’images anciennes : aspects autres de la ville et des habitants ; le passé d’ici est un pays étranger dans ce pays nouvellement adopté…

C’est bon de se sentir participer à l’histoire singulière d’Aubervilliers.

 

Marie-Luc M., Souffleuse, lundi 24 avril 2017

 

Dans la malle auTrésor de l'ASEA : cueillettes, traductions mot-à-mot et thé à la menthe...

Manufactures avec l'association ASEA - Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

(...) Nous faisons un tour de table pour entendre les participantes nous lire, nous dire, ou encore nous chanter leurs poèmes, chants, proverbes. Nous proposons à chacune de remplir les feuilles de dons pour le Trésor poétique municipal d’Aubervilliers.

Nous expliquons, après avoir entendu la mauvaise traduction Google du poème de Gabriel Garcia Marquez qu’a proposé bien malgré elle Gloria, que nous travaillerons par petit groupe chacune des traductions lors de la prochaine manufacture pour ainsi traduire au plus juste chaque proposition.

Puis nous sortons les feuilles de dépôt, le zoom pour enregistrer.

Intimidée au début, Nora nous chantera finalement sa berceuse Kabyle, ce qui entraînera le groupe entier à vouloir enregistrer chacune le poème, le chant ou le proverbe déposé. Nous aurons ainsi non seulement l’écriture mais le chant de la langue.

Un bonheur ! (...)

 

Christophe B., Souffleur, jeudi 30 mars 2017

 

Trésor d'ASEA : Retrouvailles #2

Petit endroit du privilège pour l'association ASEA - Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Souviens-toi, allonge ta main

fais-en le plateau qui soutient la plaine

prends-toi toi-même dans ta main

prends l’horizon

et souviens-toi

toujours

de l’immensité de ta main

 

 

Valérie Catherine Richez

 

Cueillettes et manufactures clandestines à l'Embarcadère d'Aubervilliers

Journée internationale des langues maternelles - Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

Faire coutume.

Le Trésor infuse ses principes actifs dans le cycle des rendez-vous majeurs de la vie associative d'Aubervilliers.

Le Samedi 18 février 2017, journée internationale des langues maternelles.

Dans le chaudron de l'Embarcadère, une foule de langues et de voix se côtoient. 

 

Les Souffleurs et Amis du Trésor recueillent les dons poétiques, de nouvelles langues entrent dans le corpus précieux du Trésor.

Dans le même temps, un commando clandestin glisse de petites enveloppes dans les poches des visiteurs, fragments précieusement confectionnés, morceaux choisis du Grand dépôt poétique...

 

Dans le cadre de la Folle Tentative, résidence permanente à Aubervilliers (93).
en savoir plus sur le Trésor municipal d'Aubervilliers.

 

Cueillettes d'automne - Fête de quartier Vallès-La Frette

Photos : Karima Kara Ali


 

Étiquetage du Trésor poétique au cœur du quartier Vallès-La Frette, un samedi d'octobre.

Les bras des habitants pour brandir ces écritures.

Et de nouvelles rencontre, dans l'intimité des souvenirs et des langues maternelles de chacun.

 

Je dirai tout peut changer quand on mange ensemble

ensemble

Tout tout tout peut changer

Tout tout tout peut changer

Tout peut changer quand on danse ensemble

Danse ensemble

 

Mireille Diabanza (République démocratique du Congo)

Trésor poétique d'Aubervilliers – texte 0326

 

Déposé en lingala par Mireille Diabanza le 21 février 2015

 

Petit glossaire à l'usage des Amis du Trésor #1

 

Manufactures d'automne avec l'ASEA,

récolter les mots,

les fiancer dans un petit glossaire des mots du Trésor,

dessiner la richesse des langues...

 

 

Quatrième versement officiel dans le Grand Livre du Trésor poétique

© Les Souffleurs commandos poétiques

 

Je dirai tout peut changer quand on mange ensemble
ensemble
Tout tout tout peut changer
Tout tout tout peut changer
Tout peut changer quand on danse ensemble
Danse ensemble

 

Mireille Diabanza (RD Congo)
Trésor poétique d'Aubervilliers – texte 0326
Déposé en lingala par Mireille Diabanza le 21 février 2015

 

 

Fragments de Trésor


Extraits du Trésor poétique municipal mondial d'Aubervilliers - Archives municipales d'Aubervilliers (93)

 

Petits trésors à découvrir et à saisir, un peu partout dans la ville.

Poésie et origami...

 

Escale pour des cueillettes dans le quartier Émile Dubois, avec le chantier ouvert d'Approche.s


Cueillettes de Trésors poétiques - 09 et 10 juin 2016 - Chantier ouvert organisé par l'atelier d'urbanisme Approche.s - Aubervilliers (93)

 

Le Trésor poétique voyage dans Aubervilliers.

Les 09 et 10 juin, en escale dans le quartier Émile Dubois, échanges, rencontres et nouvelles cueillettes de dépôts pour le versement 2016, avec l'atelier d'urbanisme Approche.s et les Services civiques d'Unis-cité...

 

 

Jardin de littérature et Levées d'écritures vagabondes, le Trésor dans la Fête de la ville...


Samedi 4 juin 2016 - Fête de la ville et des associations - Aubervilliers (93)

 

Sur l'océan de la lumière, mon bien-aimé, le papillon ouvre son aile.

La crête des vagues de lumière brille de lys et de jasmin. (…)

Une jubilation s'étend de feuille en feuille, ô mon amour !

Une aise sans mesure.

Le fleuve du ciel a noyé ses rives ; tout le flot de joie est dehors.

 

Rabindranath Tagore (Bangladesh)

Trésor poétique d'Aubervilliers – texte n° 0098

Déposé en bengali par Rosy Mondal le 14 septembre 2013

 

Graphies du trésor #2


Manufacture de conception de panneaux poétiques  - Trésor poétique municipal mondial d'Aubervilliers - 30 mai 2016 (Photos : Anca Morosan)

 

Le Trésor aux oreilles de l'EHPAD Constance Mazier


Vendredi 27 mai 2016 - Maison de retraite Constance Mazier - Aubervilliers (93)

 

Écoutes ludiques des chansons du Trésor poétique, transmissions des voix d'Aubervilliers.

Puis cueillettes, partages, applaudissements...

 

Avec Anouk, Tata, Osborn et Sabah,

quatre jeunes en Service civique avec Unis-cité et aux côtés des Souffleurs pour faire vivre le Trésor dans la ville, à la rencontre de ses habitants.

 

Graphies du Trésor #1


Manufacture de conception de panneaux poétiques  - Trésor poétique municipal mondial d'Aubervilliers - 26 mai 2016 © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Et bientôt...

Levées d'écritures vagabondes lors de la fête de la ville et des associations d'Aubervilliers (samedi 4 juin 2016)...

 

Réunion des Amis du Trésor #1

Les Amis du Trésor - 20 mai 2016 © Les Souffleurs commandos poétiques


 

Premier remue-méninges...

Rêver ensemble la danse du Trésor poétique municipal à travers Aubervilliers...

 

Origami pour des fragments de Trésor


Manufacture de façonnage de petits fragments du Trésor - 19 mai 2016 © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Ma bien-aimée
Fatima, rose épanouie
Aux belles pommettes
Les lèvres douces comme le raisin sucré
Je lui souhaite de dormir sur des matelas
C’est un augure de bonheur
Son haleine fleure bon la girofle
Ô mon dieu
Toi qui as les solutions
Donne-nous les clés
Et mets-nous en poche une savonnette (parfumée) !

 

Mohand Si (Kabylie)
Trésor poétique d’Aubervilliers – texte n° 0075
Déposé en kabyle par Azzedine Ameziane le 26 juin 2013

 

 

Manufactures à l'ASEA... Mot à mot dans le Trésor #2


Manufacture de traduction "mot à mot" à la Maison des pratiques de santé et de bien-être - 09 mai 2016 © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Quand votre langue maternelle n'est pas respectée, c'est comme si on vous étranglait.

Phrase déposée en tamoul par Mohanatas NADARAJAH

 

Avec l'ASEA, visiter les archives municipales d'Aubervilliers... #2


Manufacture de traduction "mot à mot" aux archives municipales - 28 avril 2016 © Les Souffleurs commandos poétiques

 

 

Avec l'ASEA, visiter les archives municipales d'Aubervilliers... #1


Manufacture de traduction "mot à mot" aux archives municipales - 25 avril 2016 © Les Souffleurs commandos poétiques

 

... et feuilleter le trésor dans son écrin, plonger les mains dans le sable, secouer le tamis, trouver les pépites déposées en d'autres temps, par d'autres habitants d'Aubervilliers.

 

Épervier frère suspendu
Celui qui te fait du mal
Si tu peux, fais-lui du bien
Arrivera l'adversité
Son cœur se rappellera de toi…

 

Grand-mère de Malek (Kabylie)
Trésor poétique d'Aubervilliers – texte n° 0023
Déposé en kabyle par Zahra Amiar le 24 février 2013

 

 

Manufactures à l'ASEA... Mot à mot dans le Trésor #1


Manufacture de traduction "mot à mot" - Association Solidarité Emploi d'Aubervilliers - 04 et 07 avril 2016 © Les Souffleurs commandos poétiques

 

« Andréa a expliqué les mots d'un proverbe. Après nous avons pris un petit texte en tamoul et nous l'avons traduit en turc, en comorien et en français... »

Crina Moisa (Groupe Vallès)

 

« Pour moi c'était très intéressant, j'ai demandé pourquoi ils ont choisi la couleur noire et pourquoi ils ont choisi un parapluie... »

Tamar Kerdzevadze (Groupe Marcreux 1)

 

Avec l'ASEA, à Aubervilliers... Petit endroit du privilège #2


Rencontre avec l'ASEA -  Commando poétique de bienvenue - Jeudi 31 mars 2016 © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Avec l'ASEA, à Aubervilliers... Petit endroit du privilège #1


Rencontre avec l'ASEA -  Commando poétique de bienvenue - Lundi 21 mars 2016 © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Journée internationale des langues maternelles 2016


Journée internationale des langues maternelles à l'Embarcadère - Aubervilliers 2016  © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Unissons-nous, unissons-nous

Nous, nous avons tous tété la même mère.

 

Proverbe (Guinée-Bissau)

Trésor poétique d’Aubervilliers – Texte n° 0336

Déposé en créole par Amadu Embalo le 2 avril 2015 – Traduit par le déposant

 

 

Envol du Trésor

Envol du Trésor poétique municipal mondial d'Aubervilliers - Semaine de la Solidarité Internationale

Samedi 21 novembre 2015 © Les Souffleurs commandos poétiques


Di tejṛa ad-kkseḍ ifer

Deg ifer nni at aruḍ asfru

Ar’ayawi waḍu

ɣer tmura ar’at-iɣren

s-lfeṛḥ ameqqran


De l'arbre tu arraches une feuille

Sur la feuille tu écris un poème

Que le vent d'automne

transportera dans tous les pays qui se feront

Un plaisir de le lire.


Tahar Astit (Algérie)

Texte écrit en kabyle pour l'occasion et déposé au Trésor poétique municipal mondial d'Aubervilliers le 21 novembre 2015.



« Mot à mot »


Manufacture de traduction "mot à mot" - Association Solidarité Emploi d'Aubervilliers - Jeudi 12 novembre 2015 © Les Souffleurs commandos poétiques



Veille près de nous un petit dictionnaire des synonymes, et quand nous approchons le sens, mais pas tout à fait encore, on l'ouvre...

De la main, le mot qu'on cherche...

Des mains, les mots s'envolent...

Des mains, les mots qu'on garde...

Temps suspendu, que l'on tient entre ses doigts...

Les mains, comme des ailes repliées...

Sur un Sésame secret...

Soudain tout s'éclaire...

Et le mot venu a desserré la main...

 

 

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Les Mots de l'OMJA #2


Manufacture de création poétique avec l'OMJA - Hangar des Souffleurs commandos poétiques

Vendredi 06 novembre 2015 © Les Souffleurs commandos poétiques


"Je volais vers l'aventure extraordinaire avec mes ailes"  (Franck)



Souffles à l'oreille du GRETA

Surprise poétique pour le GRETA d'Aubervilliers - Hangar des Souffleurs

Jeudi 5 novembre 2015  © Les Souffleurs commandos poétiques



"Pense à ta pensée.

Plonges-y ! Regarde : il n’y a que ton souffle.

Rien d’autre ne t’appartient, si tu écoutes bien…

Cette onde fluide, infinie et puissante qui sans cesse se murmure les choses, fait éclore le monde…"


Valérie Catherine Richez



Les Mots de l'OMJA #1


Manufacture de création poétique avec l'OMJA - Hangar des Souffleurs commandos poétiques

Vendredi 23 octobre 2015 © Les Souffleurs commandos poétiques


"Je veux être ailleurs chez moi" (Ghoufrane)



TRÉSOR DU PATRIMOINE

Versement du Trésor poétique municipal mondial d'Aubervilliers - Journées européennes du patrimoine

Dimanche 20 septembre 2015 © Les Souffleurs commandos poétiques


"Toute sa prière sera exaucée

à qui a le culte de l'humanité.

Oh, qui a le culte de l'humanité".

 

Fakir LALON (Bangladesh)

Trésor poétique d'Aubervilliers - Texte n° 0330

Déposé en bangla par Sanjida Sultana le 21 février 2015



Scribes du Trésor


Préparation du Versement du Trésor poétique municipal mondial d'Aubervilliers

Mercredi 16 septembre 2015 © Les Souffleurs commandos poétiques


Prête-moi ta plume.

Pour préparer ensemble la cérémonie de Versement dans le Grand Livre du Trésor poétique municipal mondial d'Aubervilliers.

 

 

NOUVELLE DANSE DU TRÉSOR

Samedi 13 juin 2015 - Levées d'écritures vagabondes - Fête de la ville et des associations - Aubervilliers (93)


Journée de collecte de paroles poétiques dormantes dans la mémoire des habitants, avant l'ouverture du bal. 

 

Alors, Le square Stalingrad d'Aubervilliers se fait piste de danse, pour une nouvelle valse d'écritures dans la ville.

 

Aubervilliers brandit son trésor poétique à bout de bras.

 

 

Écriteaux poétiques confectionnés à partir d'extraits du Trésor poétique municipal mondial, conservé aux archives municipales d'Aubervilliers.




Journée Internationale des Langues maternelles 2015


Journée internationale des langues maternelles au théâtre de la Commune d'Aubervilliers

Samedi 21 février 2015 © Les Souffleurs commandos poétiques


Vestibule poétique pour une table ronde.

Cueillettes de nouveaux trésors pour le Trésor poétique municipal mondial d'Aubervilliers.



« IL Y AVAIT CE SAMEDI […] » [AUBERVILLIERS]

Retour sur la journée de « Versement au Trésor poétique » du 20 septembre 2014, lors de laquelle sont entrés officiellement aux archives municipales plus de 200 textes recueillis pendant l’année écoulée auprès des habitants d’Aubervilliers, dans plus de 50 langues différentes. 

par Christophe Bonzom, pour Les Souffleurs commandos poétiques

 

 

« Il y avait ce samedi une grande sérénité. Un bien-être émanait de notre hangar. Des gens, du public, il y en a eu à partir de 10h et jusque tard, en flux continu, qui arrivaient par petits groupes, souvent en famille, entre amis. Une grande bienveillance régnait de partout : à l'entrée, devant le podium des scribes, plus loin vers la table de versement des nouveaux poèmes récoltés, dans Jeanine – notre caravane –, depuis laquelle nous parvenaient, à intervalles réguliers, des enregistrements de chants en bangla, arabe ou soninké…, devant les multiples panneaux “d’écritures aux tableaux noirs” et jusqu'à la buvette, où thé, café et jus de fruits étaient offerts. Nous avons eu, je crois, quelque trente-cinq nouveaux dépôts, et une écriture continue des scribes de 10h à 18h (je ne sais pas à combien de textes cela correspond, mais je dirais, à la lunette, une bonne brouette), qui se sont relayés pour coucher à l'encre indélébile les originaux du grand trésor poétique constitué pour l'occasion des deux tomes du Grand Livre*. (* Le livre du Trésor poétique municipal d’Aubervilliers.)

 

Plusieurs textes ont été portés par le chant, en langue originale, par les déposants; c'était très émouvant. Notamment lorsqu'une dame d’origine yougoslave nous a chanté une chanson – qu'elle avait au préalable déposée et qu'elle venait d'écrire dans le Grand Livre – que lui chantait sa mère lorsqu'elle était enfant, mais dont elle n'avait jamais su la traduction; restaient dans sa mémoire seulement les mots, la musique des mots et le chant. Perdue la langue, perdu le sens, perdue cette part d'enfance. Aussi a-t-elle fondu en larmes lorsqu'elle a entendu, portée par une Souffleuse, la traduction française de cette chanson, qui a enfin éclairé son souvenir grâce au sens retrouvé. Une histoire d'amour entre une fille et un tzigane. Qu'il était beau ce moment! Qu'il justifiait à lui seul l'immense travail entrepris.  

Nous avons eu aussi la visite du maire de Beit Jala, qui a rendu un bel hommage aux Souffleurs. Nous lui avons offert, en signe d'amitié, le petit panneau confié par Olivier Comte, petit panneau rescapé des Levées d'écritures de Beit Jala, organisées avec la complicité des Souffleurs l’année précédente. Il y a eu un bel échange ensuite entre un poète tunisien venu écrire son poème dans le Grand Livre, le portant à voix haute en arabe devant le maire de Beit Jala et ceux qui l’accompagnaient. Le maire d’Aubervilliers était également présent. J’ai ouï dire qu’il aimait la poésie…
 
Et puis le chant d’une jeune femme sur Jérusalem, qui a chanté debout cette chanson de Fairuz, de sa voix magnifique. Le public immobile, comme envoûté, écoutait. Et puis une autre déposante et sa berceuse en tamoul, et aussi cette autre femme venue déposer et chanter un chant de lutte pour la condition des femmes, le visage en pleurs. Et puis cette toute petite fille, droite comme un “i”, venue nous dire, à côté de son père qui l'écrivait dans le Grand Livre, le texte qu'elle nous offrait. Oui, le chant, le texte, nous ont été ce jour fichtrement émouvants.
 
Le Grand Livre du Trésor poétique mondial d'Aubervilliers nous a ainsi fait vibrer l'âme tout le jour durant, et nous prenions tous la mesure de sa gigantesque portée. Le public ne s'y est pas trompé puisque certains sont restés là des heures, assis, simplement à regarder les écritures couvrir le Grand Livre, à écouter les chants. Nous éprouvions ensemble un étirement du temps, cette fameuse tentative de ralentissement se réalisait encore, une sorte de bien-être collectif. Ce fut le cas particulièrement pour ce  jeune homme nommé R., qui nous a accompagnés de sa discrète et incroyable présence. Avant de partir, il m'a confié qu'il avait déjà quelques nouveaux poèmes à offrir et qu'il serait certainement des nôtres dans un an pour la prochaine vendange.
 
Enfin, nous avons pu dire et répéter au public que ce livre était notre mémoire commune, un formidable condensé du foisonnement de nos cultures, de l'identité même de cette ville, que ce livre était d'ores et déjà à disposition de tous aux archives municipales de la ville (31-33 rue de la Commune-de-Paris), et qu'il resterait un témoin vivant de notre humanité tant que des dons viendraient l'enrichir. »
 

Dans le cadre de la Folle Tentative, résidence permanente à Aubervilliers (93).
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VERSEMENT DANS LE TRÉSOR POÉTIQUE [AUBERVILLIERS]

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LES LANGUES DU TRÉSOR [AUBERVILLIERS]

Allemand / Albanais / Anglais / Arabe tchadien / Arabe égyptien / Arabe marocain / Arabe / Algérien / Azeri / Bambara / Bamoun / Bengali / Berbère / Bété / Bobo / Cambodgien / Ciociaro / Comorien / Créole de Guadeloupe / Créole d’Haïti / Espagnol /  Evé / Fon / Français / Hawsa / Hongrois / Italien / Kabyle / Kurde / Lingala / Malinké / Mandarin / Mina / Népalais / Peul / Polonais / Portugais / Pular / Quetchua / Roumain / Serbe / Serbo-croate / Sinhala / Soninké / Tamazirt / Tamoul / Turc / Twi / Tzigane / Wolof / Yoruba

210 textes dans 50 langues différentes ont été déposés au Trésor poétique municipal d'Aubervilliers entre septembre et juillet 2014 – ils seront conservés à perpétuité dans les archives municipales de la ville.

 

Pour la Folle Tentative - résidence permanente à Aubervilliers (93).

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TRÉSOR SONORE [AUBERVILLIERS]

Extrait sonore du Trésor poétique municipal d'Aubervilliers – premier recueil mondial de textes en langues maternelles conservé aux archives municipales. 

 

Pour la Folle Tentative - résidence permanente à Aubervilliers (93).

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« J'AURAIS VOULU ÊTRE UN OISEAU » [AUBERVILLIERS]

 « Mon pays adoré, que j'ai laissé sans le vouloir.

Ce n'est pas moi qui ai choisi, c'est mon destin qui en est ainsi.

Je suis dans un pays qui n'est pas le mien, mais ton image me reste gravée à jamais.

J'aurais voulu être un oiseau, pour être présent lors de la récolte des olives.

Je survolerai la mer pour retrouver les miens.

[refrain]

Je verrai ceux que j'aime 

Ceux que j'aime je les verrai […] »

 

Slimane Azam

 

 

Texte n°112, en Kabyle, déposé au Trésor poétique municipal d'Aubervilliers par Kebaili Fatima, traduit par Djida Ameziane.

 

Pour la Folle Tentative, résidence permanente à Aubervilliers (93).

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