Chansons poétiques à côté de la plaque

 

    Quand nous chanterons 

    Le temps des cerises
     Et gai rossignol et merle moqueur
     Seront tous en fête
     Les belles auront la folie en tête
     Et les amoureux du soleil au cœur

Samedi 29 septembre 2018 - Chansons renversantes à côté de la plaque - Dans le cadre de l'ouverture de saison de la Ville d'Aubervilliers (93)
© Les Souffleurs commandos poétiques

Le rêve de la fleur prend racine

Mercredi 19 septembre 2018 - Projection du film des Conseils municipaux extraordinaires, Apparitions/Disparitions , lancement de la commande publique de la Fleur technologique - Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Depuis le vote de la réalisation d’une fleur écologique et fournisseuse d’énergie poétique, lors des Conseils municipaux extraordinaires en date de janvier 2017, les trois villes d’Arpajon, de la Norville et de Saint-Germain-lès-Arpajon se sont engagées dans la concrétisation de ce rêve commun. Cette soirée inaugurale est le trait d'union entre les trois années de résidence artistique des Souffleurs commandos poétiques en Essonne, et le lancement de la future œuvre plastique que sera la Fleur technologique.
  • Projection du film documentaire « Conseils municipaux extraordinaires » : les philosophes Bernard Stiegler, Dany-Robert Dufour et Anna Alter avaient accepté de poser sur cette folle aventure Arpajonnaise un regard d’expert afin de mettre en perspective les enjeux de la démocratie locale avec ceux de notre siècle. La projection du film fut l'occasion de revenir sur cette expérience citoyenne et poétique hors du commun.
    Un film de Cyril Viart [réalisation, montage, images], de Xavier Prêtre [images] & de Quentin Degy [son]
  • Lancement de la commande publique de la Fleur à trois pétales : en présence des représentants politiques du territoire, la réalisation de la Fleur est lancée. Cette œuvre portant le flux poétique des habitants du territoire fera l'objet d'un appel à projet d'envergure nationale.

Versement annuel dans le Grand Livre du Trésor poétique

Samedi 15 septembre 2018 - Journée de Versement du Trésor poétique,  Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Sur l'enfance d'un air de fête

Tu oseras dire je vous aime

 

François Corbeau (France)

Trésor poétique municipal mondial d'Aubervilliers – texte 0767

Déposé en français par François Corbeau le 1er juillet 2017

 

"Le rêve de la Fleur : ça prend racine !" - Rendez-vous le 19 septembre

Tendres retrouvailles au Forum des associations de Saint-Germain-lès-Arpajon (91) - © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Graine, germe, bouton, fleur, fruit,  graine : explosions successives le long d’un même parcours.

Donatella Bisutti

> Mercredi 19 septembre 2018 à 20H30

> Au Cinéma Stars d’Arpajon - 13 Avenue du Général de Gaulle, 91290 Arpajon

Depuis le vote de la réalisation d’une fleur écologique et fournisseuse d’énergie poétique, lors des Conseils municipaux extraordinaires en date de janvier 2017, les trois villes d’Arpajon, de la Norville et de Saint-Germain-lès-Arpajon se sont engagées dans la concrétisation de ce rêve commun. Cette soirée inaugurale sera le trait d'union entre les trois années de résidence artistique des Souffleurs commandos poétiques en Essonne, et le lancement de la future œuvre plastique que sera la Fleur technologique.

 

Lancement de la commande publique de la Fleur à trois pétales

En présence des représentants politiques du territoire, nous officialiserons ensemble la concrétisation de la Fleur. Cette œuvre portant le flux poétique des habitants du territoire fera l'objet d'un appel à projet d'envergure nationale.

 

Projection du film documentaire « Conseils municipaux extraordinaires »

Les philosophes Bernard Stiegler, Dany-Robert Dufour et Anna Alter avaient accepté de poser sur cette folle aventure Arpajonnaise un regard d’expert afin de mettre en perspective les enjeux de la démocratie locale avec ceux de notre siècle. La projection du film sera l'occasion de revenir sur cette expérience citoyenne et poétique hors du commun.

Un film de Cyril Viart [réalisation, montage, images], de Xavier Prêtre [images] & de Quentin Degy [son]

Tendres retrouvailles à Saint-Germain-lès-Arpajon

Tendres retrouvailles au Forum des associations de Saint-Germain-lès-Arpajon (91) - © Les Souffleurs commandos poétiques

Tendres retrouvailles à La Norville

Tendres retrouvailles au Forum des associations de La Norville (91) - © Les Souffleurs commandos poétiques

Tendres retrouvailles à Arpajon

Tendres retrouvailles au Forum des associations d'Arpajon (91) - © Les Souffleurs commandos poétiques

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ÉTANT DONNÉ QU'IL VA SE PASSER                                             JE NE SAIS QUOI                                                              JE NE SAIS QUAND                                                       QUELLES DISPOSITIONS PRENEZ-VOUS ?

 Jean Tardieu

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Chassepierre (Belgique) mai 2018  - Festival International des Arts de la Rue.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

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SANS ISSUE ?

 Les Souffleurs commandos poétiques

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Chamarande (France) juillet 2018  - Le Domaine de Chamarande.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

 

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"VOUS LEUR DONNEZ QUOI                                                       À MANGER ?"

 Timothée, 6 ans

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Chamarande (France) juillet 2018  - Le Domaine de Chamarande.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

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FOREVER                                                                 YOUNG ?

 Les Souffleurs commandos poétiques

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Chamarande (France) juillet 2018  - Le Domaine de Chamarande.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

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IMPOSTURE                                                                  OU                                                                         STRATÉGIE ?

Les Souffleurs commandos poétiques

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Chamarande (France) juillet 2018  - Le Domaine de Chamarande.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

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PORTRAIT DE FAMILLE ?

Les Souffleurs commandos poétiques

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Chamarande (France) juillet 2018  - Le Domaine de Chamarande.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

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COURBE DE CROISSANCE ?

 Les Souffleurs commandos poétiques

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Chamarande (France) juillet 2018  - Le Domaine de Chamarande.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

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EN LIGNE DE MIRE ?

 Les Souffleurs commandos poétiques

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Chamarande (France) juillet 2018  - Le Domaine de Chamarande.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

 

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SAUVAGES ?

 Les Souffleurs commandos poétiques

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Chamarande (France) juillet 2018  - Le Domaine de Chamarande.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

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YES                                                                        WE CAN                                                                     NOT ?

 Les Souffleurs commandos poétiques

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Chamarande (France) juillet 2018  - Le Domaine de Chamarande.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

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UN CHEMIN SANS EMBÛCHE ?

 Les Souffleurs commandos poétiques

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Chamarande (France) juillet 2018  - Le Domaine de Chamarande.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

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LA GRANDE ILLUSION ?

 Les Souffleurs commandos poétiques

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Chamarande (France) juillet 2018  - Le Domaine de Chamarande.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

 

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QU'EST-CE QUE                                                               LA MAGIE ?

Les Souffleurs commandos poétiques

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Chassepierre (Belgique) mai 2018  - Festival International des Arts de la Rue.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

 

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UN JEU DE MASSACRE ?

 Les Souffleurs commandos poétiques

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Chassepierre (Belgique) mai 2018  - Festival International des Arts de la Rue.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

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ÊTRE DU BOND                                                           N'ÊTRE PAS DU FESTIN                                                        SON ÉPILOGUE ?

 René Char

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Chassepierre (Belgique) mai 2018  - Festival International des Arts de la Rue.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

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VIE.                                                                       LA RÊVÉE.                                                                   LIBRE.                                                                   MAIS QUAND ?

 Franck André Jamme

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Chassepierre (Belgique) mai 2018  - Festival International des Arts de la Rue.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

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ENTRE CHIEN ET LOUP ?

 Les Souffleurs commandos poétiques

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Chassepierre (Belgique) mai 2018  - Festival International des Arts de la Rue.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

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SUPER-PRÉDATEUR ?

Les Souffleurs commandos poétiques

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Tour du Valat (France) juin 2018  - Le Citron Jaune.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

 

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SUIS-JE                                                                 VOTRE                                                                     OISEAU ?

 William Shakespeare

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Tour du Valat (France) juin 2018  - Le Citron Jaune.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

 

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RIDEAU ?

Les Souffleurs commandos poétiques

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Arles (France) juin 2018  - Le Citron Jaune.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

 

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ET SI NOUS ÉTIONS TOUS                                                     AU FOND                                                                 PRESQUE LE MÊME ?

Franck André Jamme

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Arles (France) juin 2018  - Le Citron Jaune.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

 

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UN ZESTE DE DOUCEUR ?

 Les Souffleurs commandos poétiques

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Arles (France) juin 2018  - Le Citron Jaune.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

 

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QUAND                                                                   FERONS-NOUS                                                                LE POINT ?

Les Souffleurs commandos poétiques

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Arles (France) juin 2018  - Le Citron Jaune.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

 

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PHOTO-SOUVENIR ?

 Les Souffleurs commandos poétiques

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Arles (France) juin 2018  - Le Citron Jaune.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

 

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QUI                                                                      PORTE                                                                      LE CHAPEAU ?

 Les Souffleurs commandos poétiques

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Arles (France) juin 2018  - Le Citron Jaune.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

 

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CAPTURE D'IMAGE ?

 Les Souffleurs commandos poétiques

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Arles (France) juin 2018  - Le Citron Jaune.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

 

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QUI BAGUER ?

 Les Souffleurs commandos poétiques

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Arles (France) juin 2018  - Le Citron Jaune.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

 

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CHOISIR,                                                                  EST-CE                                                                      RENONCER ?

 André Gide

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Tour du Valat (France) juin 2018  - Le Citron Jaune.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

 

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POUR QUI SONNE LE GLAS ?

 Ernest Hemingway

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Tour du Valat (France) juin 2018  - Le Citron Jaune.

Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

 

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ÉTANT DONNÉS DEUX POINTS, A ET B,                                            SITUÉS À ÉGALE DISTANCE L'UN DE L'AUTRE,                              COMMENT FAIRE POUR DÉPLACER B                                              SANS QUE A S'EN APERÇOIVE ?

 Jean Tardieu

Corniches  - Heaume-animal, gesticuler une pensée du monde - Chassepierre (Belgique) mai 2018  - Festival International des Arts de la Rue.
Les Souffleurs commandos poétiques pour Green Carpet  © Quennefer

101 langues référencées dans le Trésor poétique municipal mondial !

Les Souffleurs sont fiers d'annoncer que depuis samedi dernier, le Trésor poétique est désormais riche de poèmes en plus de 100 langues, originaires de tous les continents. Depuis septembre dernier, le Trésor s'est doté de paroles poétiques en andalou, en bulgare, en djoula, en féfé, en kikongo, en songhoï & en zaghawa, venant ainsi enrichir encore la diversité des langues référencées dans le Trésor.

 

Le Trésor poétique d’Aubervilliers, créé en 2011, est un arbre qui grandit, se déploie, puise sa sève dans le terreau des langues des êtres humains et de leur patrimoine culturel pour l’offrir à la mémoire collective de la ville - si bien nommée ville-monde.


001. Afghan
002. Albanais
003. Allemand
004. Amharique
005. Andalou
006. Anglais
007. Arabe
008. Arabe algérien
009. Arabe égyptien
010. Arabe fusha
011. Arabe marocain
012. Arabe syrien
013. Arabe tchadien
014. Arménien
015. Auvergnat
016. Azéri
017. Bambara
018. Bobo
019. Bamoun
020. Basque

021. Bengali


022. Bété
023. Breton
024. Bulgare
025. Catalan
026. Chinois
027. Cingalais
028. Ciociaro
029. Comorien
030. Coréen
031. Créole
032. Créole bissau-guinéen
033. Créole cap-verdien
034. Créole guadeloupéen
035. Créole haïtien
036. Créole martiniquais
037. Créole réunionnais
038. Croate
039. Djoula
040. Espagnol
041. Espagnol sévillan
042. Évé


043. Fefe
044. Fon
045. Français
046. Géorgien
047. Grec
048. Haoussa
049. Hassaniyya
050. Hébreu
051. Hindi
052. Hongrois
053. Italien
054. Japonais
055. Kabyle
056. Khassonké
057. Khmer
058. Kikongo
059. Kurde
060. Lingala
061. Lombard
062. Malgache
063. Malinké


064. Mandarin
065. Manjak
066. Mina
067. Moldave
068. Monégasque
069. Nahuatl
070. Néerlandais
071. Népalais
072. Nouba-Kiga
073. Nouba-Korongo
074. Occitan
075. Ourdou
076. Pachto
077. Persan
078. Peul
079. Polonais
080. Portugais
081. Portugais brésilien
082. Quechua
083. Romani
084. Roumain


085. Russe
086. Sar
087. Serbe
088. Serbo-croate
089. Songhoï
090. Soninké
091. Suédois
092. Tamachek
093. Tamazight
094. Tamoul
095. Thaï
096. Tigrinya
097. Turc
098. Twi
099. Wolof
100. Yoruba
101. Zaghawa


Aubervilliers en fête sous le signe du label "Ville en poésie"

La Fête de la ville et des associations s'est déroulée cette année sous le signe de la labellisation « Ville en Poésie », obtenue en janvier 2018 par la ville d’Aubervilliers. L'occasion rêvée de déployer en espace public des manifestations douces et furtives, de lever les yeux au ciel, de se laisser bercer par les chuchotements des Souffleurs, de porter fièrement la diversité de nos langues et de nos cultures poétiques dans la ville.

 

Chuchotements
Perchés au sommet de majestueux arbres d’acier, les Souffleurs chuchotent à l’oreille des passants un florilège de paroles poétiques

Levées d’écritures vagabondes

Levées d'écritures collectives et multilingues, issues du Trésor poétique d’Aubervilliers : porter fièrement la diversité de nos langues et de nos cultures poétiques au cœur de la Fête de la ville

Semis poétiques
Jardin de littérature & étiquetage du paysage

Cueillette de nouveaux dépôts
Récolte des paroles poétiques dormantes multilingues pour enrichir le Trésor poétique

Grande manufacture ouverte

En amont de la fête de la ville et des associations d'Aubervilliers,les participants de l'Association Solidarité Emploi d'Aubervilliers (ASEA), les Souffleurs et les Amis du Trésor se sont retrouvés pour écrire, peindre, plier, découper, inventer…

 

C’est le travail des mains pour se rencontrer, façonner ensemble tout ce dont nous aurons besoin pour faire « danser »

un Trésor multilingue lors de la Fête de la ville. De la calligraphie à l’origami, tous les supports ont été convoqués lors d'une grande manufacture ouverte pour porter haut et fort les couleurs d’une « Ville en poésie ».

Dans la malle au Trésor de l'ASEA : manufacture de mobiles

Rendez-vous au hangar que les Souffleurs partagent avec d'autres artistes, pour débuter la confection d'éléments pour la Fête de la ville et des Association qui aura lieu le 30 juin.

 

 

Ce fut une véritable manufacture ! Le groupe du matin travaille sur la thématique du rêve et du sommeil.

Partant de l'idée de proverbes ou expressions à trois versions, l'une en langue étrangère, l'une dans sa traduction, l'autre en français ; après l'idée de réunir ces versions, les participantes ont imaginé la confection de mobiles.

 

 

Et ma foi, ils sont beaux ces mobiles de différentes formes et tailles !

Dans la malle au Trésor de l'ASEA : « La patience est une clé en or »

 

Après découpes de parts de gâteaux apportés par deux participantes et par Anca (gâteau roumain aux cerises confectionné par elle-même et en l’honneur de son anniversaire). Anniversaire qui lui sera souhaité en différentes langues.

 

Dans un premier temps, rapide tour de table de présentations – notamment pour celles et ceux absents lors du commando d’accueil au hangar – et recueil des coordonnées.

 

 

Quelques questionnements surgissent à propos des Souffleurs, notamment par les présents au hangar :

  • Pourquoi les Souffleurs sont-ils tous habillés de noir ?
  • Pourquoi les Souffleurs ont-ils des parapluies et des éventails ?
  • Comment s’appelle le long tube au travers duquel nous chuchotons ?
  • Sommes-nous seulement Souffleurs ou exerçons-nous un autre métier ?
  • Pourquoi avons-nous au hangar une caravane ?

 

Explications et échanges, puis rappel de ce qu’est le Trésor poétique municipal, de notre prochaine visite aux archives, du projet de la confection d’un objet à présenter lors de la fête de la ville.

Enfin nous entamons un petit tour d’horizon des « Proverbes » de chaque pays ici représenté, avec bien sûr une tentative de définition.

  • Houda propose, en arabe fousha : « Quand tu ne sais pas où tu vas, n’oublie jamais d’où tu viens ».
  • Afonso nous dit un proverbe en créole capverdien : « Ne dis pas ton secret à tout le monde ».
  • Milka nous dit deux proverbes en Serbe : « Par le matin, le jour est connu » ; « Apprentissage est lumière ».
  • Mohammed propose, en arabe soudanais : « La vache noire donne du lait blanc ».
  • Zahoua nous dit deux proverbes en kabyle, dont nous n’avons pas réussi à traduire exactement le sens : « Même si tu n’as pas de frère, tu peux trouver des frères dans ton entourage » ; « Je suis mariée, j’ai couché, mais je n’ai pas d’enfant ».
  • Mabrouka propose, en arabe égyptien : « La patience est une clé en or ».
  • Et Talia nous dit un proverbe en arabe fousha : « Même la rose la plus belle perd un jour sa beauté, mais l’amitié fidèle est éternelle ».

 

Dans la malle au Trésor de l'ASEA : questions et proverbes

Nous nous retrouvons dans les locaux des ASEA, la petite salle est pleine comme un œuf.

La séance commence par le partage du thé et du café, accompagné de deux gâteaux, l’un arabe apporté par une participante de la séance précédente, l’autre roumain (Anca l’a préparé en amont). Une bonne mise en condition pour accompagner les sourires du groupe ravi de nous retrouver, apparemment. (...)

 

Cela débute par Zahra qui a apparemment été très émue d’avoir été soufflée. Puis la parole commence à tourner, Souad nous dit qu’elle ne comprend pas pourquoi nous sommes dans un lieu qui manque à son goût de finissions. Nous lui expliquons que nous n’avons pas beaucoup d’argent et que le principal est d’avoir un toit, des bus, et que c’est plus qu’une habitation, un lieu de travail, partagé avec d’autres artistes, sculpteur, décorateur, et que l’ensemble est sans cesse en mouvement comme une sorte d’usine à confection. Que l’important dans tout ça est le choix que nous avons fait de nous donner les moyens de poursuivre notre aventure artistique. Le confort n’est pas le moteur de cette aventure.

 

Emmanuelle, prof de français, qui a vécu quelques temps en Algérie, explique à Souad et au groupe l’importance qu’il y a à faire des choses pour soi, de se donner du temps pour accomplir des choses dans la vie qui nourrissent l’âme et le cœur, que ce sont des choix personnels qui nous font grandir au-delà des contingences du quotidien. (...)

 

 

Youssef se souvient d’un très bref extrait du texte qui lui a été soufflé : « respirer comme les animaux » ; ça l’a marqué. Enfin, Kouider demande si nous quitterions les Souffleurs, si nous trouvions un autre métier… Bref, nous nous prêtons au jeu de toutes ces questions en apportant à chaque fois une réponse et en développant. Le groupe s’anime, c’est joyeux.

 

Puis nous leur proposons, pour les mener vers la traduction, de travailler sur les proverbes. Je commence : « Après la pluie le beau temps ». Explication du sens du proverbe. Marie-Luc poursuit avec le proverbe : « L’argent ne fait pas le bonheur ». Djaffar et Fatma nous disent qu’il existe un proverbe en kabyle qui dit : « L’argent n’est pas important, c’est la santé qui est importante ».

 

Puis c’est au tour de Kouider qui propose un proverbe arabe : « Tous les petits de la chienne sont des chiens ». Sous entendu, une personne méchante reste une personne méchante. Nous tentons de trouver un équivalent en français : « Les chiens ne font pas des chats » ? Non, ce n’est pas exactement cela, il y a une notion de fatalité dans le proverbe de Kouider.

 

Nous tentons de trouver des équivalents dans d’autres langues. Pas facile. Djaffar propose un proverbe Kabyle : « On ne peut pas acheter des parents ». Nous proposons : « Qui ne tente rien, n’a rien ». Djaffar et Fatma enchaînent avec : « Si ce que tu cherches n’est pas ici, va le chercher ailleurs ». Puis Souman donne un proverbe du Bangladesh : « Un mauvais ouvrier se querelle avec ses outils ». Nous avons également en France un proverbe qui parle d’ouvriers et d’outils : « Les bons outils font le bon ouvrier ».

 

La séance se termine, certains ont plus parlé que d’autres, mais ce n’est pas grave car l’on sent chez les plus timides que le regard suit, s’accroche pour saisir toutes les nuances qui se sont exprimées. Bref, un exercice pas facile sans doute, mais qui portera bientôt ses fruits. La prochaine fois, le 26 avril, nous irons visiter ensemble les archives de la ville afin de voir où se trouve gardé et choyé le Trésor poétique municipal mondial d’Aubervilliers.

 

Compte-rendu rédigé par Christophe, artiste Souffleur

Trésor d'ASEA : tendres retrouvailles

Petit endroit du privilège pour l'association ASEA - Mars 2018 - Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

Poussière sur le blé, et sable sur les sables

l’eau errante et le temps, et le vent vagabond

nous emportaient tous deux comme graine embarquée.

Nous pouvions dans ce temps ne pas nous rencontrer.

 

Pablo Neruda (Chili)

Trésor poétique municipal mondial d'Aubervilliers – texte 0106

Déposé en espagnol par Maxence Rey le 14 septembre 2013

 

Fragments du Trésor au cinéma Le Studio

Court-métrage du Trésor poétique municipal mondial - © Les Souffleurs commandos poétiques

Dans le cadre du Printemps des poètes 2018, des fragments du Trésor poétique municipal mondial essaiment dans la ville.

 

Huit court-métrages réalisés par les Souffleurs commandos poétiques sont diffusées au cinéma d'art et d'essai Le Studio avant chaque séance de cinéma.

Une immersion sonore et visuelle au cœur du Trésor poétique municipal mondial d'Aubervilliers, à découvrir avant chaque projection !

 

Du mercredi 7 mars au mardi 13 mars 2018

Dans le cadre d'un partenariat avec le cinéma Le Studio

 

 

Cueillettes et manufactures poétiques à l'Embarcadère d'Aubervilliers

Journée des langues maternelles - Samedi 17 février 2018 - Aubervilliers (93) -  © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Le Trésor infuse ses principes actifs dans le cycle des rendez-vous majeurs de la vie associative d'Aubervilliers.

Le samedi 17 février, à l'Embarcadère d'Aubervilliers, une foule de langues et de voix se côtoient lors de la Journée des langues maternelles. Les artistes Souffleurs et les Amis du Trésor s'emploient à enrichir le Trésor poétique, et à en faire découvrir les multiples facettes...

- Cueillettes précieuses des paroles poétiques dormantes des habitants,

- Entrée de nouvelles langues dans le corpus du Trésor : andalou d'Espagne, songaï du Mali, féfé du Cameroun et dioula de Côte d'Ivoire,

- Apparitions/Disparitions : chuchotement de textes poétiques du monde entier,

- Petit laboratoire de traduction mot-à-mot,

- Consultation du « Grand Livre » et découverte du Trésor sonore

- Lecture de dépôts, put-pocket d'origamis et cueillette d'un poème multilingue avec la complicité des Amis du Trésor.

 

Le Trésor poétique municipal mondial d'Aubervilliers est une œuvre collective créée dans le cadre de la Folle Tentative, résidence permanente à Aubervilliers (93).

 

Revue de presse - Les 110 richesses d'Aubervilliers

« À Aubervilliers se trouve un véritable trésor, qui, ces dernières années, n’a pas cessé de grossir. Pour le découvrir, pas besoin de carte ni de boussole, il suffit de faire preuve d’un peu de curiosité. Mais ne vous attendez pas à tomber sur une montagne de pièces d’or. Ce trésor-là est impalpable. C’est un trésor de mots. Le Trésor poétique municipal mondial d’Aubervilliers recueille une multitude de textes, illustrant la diversité linguistique de la ville. (...) »

 

Pour découvrir la suite de l'article de Florian Niget, journaliste pour Le Parisien 93, cliquez ici !

Capture d'écran du site web Le Parisien - http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93 - 20 février 2018

 

Aubervilliers, première « Ville en poésie » du 93 !

Certains jours,
Il y a sur la ville
Des oriflammes de sourire
Qui seraient là pour annoncer
De plus beaux jours.
 
Eugène Guillevic / in Ville, éd. Gallimard
Fête de la ville et des associations - Aubervilliers (93) - Juillet 2017 © Les Souffleurs commandos poétiques

Dans le cadre de leur laboratoire de poésie appliquée et de leurs travaux de poétisation de territoires, Les Souffleurs commandos poétiques sont particulièrement fiers et heureux d’annoncer au monde entier l’entrée de la ville d’Aubervilliers dans le label national « VILLE EN POÉSIE ».

 

Aubervilliers devient ainsi la première ville du département 93 à obtenir ce label.

 

Nous avons une pensée émue pour Jack Ralite, Jacques Salvator et Stéphane Hessel, qui œuvrèrent avec les Souffleurs dans leur Folle Tentative d’Aubervilliers.

 

Remue-méninges des Amis du Trésor

Samedi 20 janvier 2018 - Retrouvailles et remue-méninges des Amis du Trésor - Aubervilliers (93)

 

Les Amis du Trésor sont des habitants d’Aubervilliers, des amateurs de poésie, des amoureux de leur culture d’origine, des curieux passionnés de traduction, des complices des Souffleurs ou encore d’anciens participants aux petites manufactures de cueillettes de textes poétiques.

 

 

Tous ces gens venus d’horizons différents sont réunis autour d’une envie commune, celle de faire vivre et de faire découvrir le Trésor poétique municipal unique au monde, celle aussi de continuer à faire grandir ce fonds. Les Amis du Trésor se réunissent ponctuellement pour discuter des nouvelles idées, traduire des textes, inventer ensemble de nouvelles manières de faire connaître ce Trésor dans la ville.

 

Les retrouvailles de ce début d'année ont fait émerger une multitude d'idées...

Retrouvez les actions poétiques des Amis du Trésor dès le samedi 17 février pour la Journée des langues maternelles d'Aubervilliers.

 

Pour rejoindre le collectif des Amis du Trésor, contactez Les Souffleurs commandos poétiques au 06 48 09 14 05

 

 

 

Rencontre avec les journalistes de l'ASEA

Jeudi 23 novembre 2017 - Rencontre avec les Journalistes d'un Jour de l'ASEA - Aubervilliers (93)

 

L'hiver est arrivé, tous emmitouflés dans nos écharpes autour du cou...

 

Ibtissame Boulfoo Hantara (Espagne)

Trésor poétique municipal mondial d'Aubervilliers – texte 0666

Déposé en espagnol par Ibstissame Boulfoo Hantara le 15 octobre 2016

Surprise poétique au hangar des Souffleurs

Jeudi 23 novembre 2017 - Petit endroit du privilège,  Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Poussière sur le blé, et sable sur les sables

l'eau errante et le temps, et le vent vagabond

nous emportaient tous deux comme graine embarquée.

Nous pouvions dans ce temps ne pas nous rencontrer.

 

Pablo Neruda (Chili)

Trésor poétique municipal mondial d'Aubervilliers - texte 0106

Déposé en espagnol par Maxence Rey le 14 septembre 2013

 

La très longue histoire des mythes

Rencontre avec Jean-Loïc Le Quellec, dans le cadre du projet Anthropologie pour tous - Novembre 2017 - Aubervilliers (93) © Aubermensuel

La Maison des langues et des cultures d’Aubervilliers, en partenariat avec les associations L’Anthropologie pour tous et Les souffleurs commandos poétiques, organise son tout premier évènement. Les Souffleurs accueillent au sein de leur hangar une rencontre avec Jean-Loïc Le Quellec, anthropologue spécialiste des mythes. Celui-ci collabore en tant que référent scientifique avec l’association Anthropologie pour tous, projet émanant du Lycée Le Corbusier à Aubervilliers.

 

Dans toutes les langues connues, l’humanité a conté les débuts du monde, et des milliers de mythes d’origine ont été recueillis et notés par des voyageurs, ou par ceux qui les savaient lorsqu’ils maîtrisaient l’écriture. Ces histoires remplissent aujourd’hui des bibliothèques entières; elles vivent toujours dans les mémoires et sont encore souvent narrées, faisant les délices des auditeurs, mais que nous disent-elles sur nous-mêmes et sur notre histoire ?

 

Infos pratiques : Le lundi 6 novembre 2017, à 20h30, chez Les souffleurs commandos poétiques, au 2 rue Chapon – Aubervilliers

 

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Versement annuel dans le Grand Livre du Trésor poétique

Samedi 16 septembre 2017 - Journée de Versement du Trésor poétique,  Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Lumière ! ma lumière ! lumière emplissant le monde, lumière baiser des yeux, douceur du cœur, lumière !

Ah ! la lumière danse au centre de ma vie !

 

Bien-aimé, mon amour retentit sous la frappe de la lumière. Les cieux s'ouvrent ; le vent bondit ; un rire a parcouru la terre.

 

Rabindranath Tagore (Bangladesh)

Trésor poétique municipal mondial d'Aubervilliers - texte 0098

Déposé en bengali par Rosy Mondal le 14 septembre 2013

 

 

Coup de craie #64

« Impose ta chance, serre ton bonheur et vas vers ton risque. À te regarder, ils s’habitueront»

 

René Char

Coup de craie du lundi

03 juillet 2017

 

Danse du Trésor au cœur de la Fête de la ville

Samedi 1er juillet 2017 - Fête de la ville et des associations, Aubervilliers (93) - © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Partout où tu vas, on te demande : tu viens d'où ?

Écoutez, je suis d'ici, je suis de là-bas, je suis de partout…

Parce que moi, je suis du monde !

Ah, que le monde est rond !

 

Isabel Borges-Voltine (Cap-Vert)

Trésor poétique municipal mondial d'Aubervilliers – texte 0534

Déposé en créole cap-verdien par Isabel Borges-Voltine le 20 septembre 2016

Coup de craie #63

« Un mot est mort quand il est dit, disent certains. Moi je dis qu’il commence à vivre de ce jour-là»

 

Emily Dickinson

Coup de craie du lundi

26 juin 2017

 

Coup de craie #62

« Pourquoi m’arrêterais-je, pourquoi ? Les oiseaux sont partis en quête d’une direction bleue. »

 

Forough Farrokhzad

Coup de craie du lundi

19 juin 2017

 

Rivière de mots [nouvelle robe de bal pour le Trésor poétique]

Manufactures avec l'association ASEA - Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Les mots du trésor dans toutes les langues.

Un glossaire précieux.

Une langue, un mot, souffler, une berceuse... traduits dans une quinzaine de langues différentes,

sur un immense tissu bleu ou sur les rues d'un plan de la ville.

Créations en cours, à découvrir le 1 juillet 2017, au square Stalingrad d'Aubervilliers,

à l'occasion de la Fête de la ville et des associations.

 

Coup de craie #61

« La couleur est le lieu où notre cerveau et l’univers se rencontrent. »

 

Paul Cézanne

Coup de craie du lundi

12 juin 2017

 

Coup de craie #60

« Il faut porter en soi le chaos pour mettre au monde une étoile dansante. »

 

Friedrich Nietzsche

Coup de craie du lundi

05 juin 2017

 

Coup de craie #59

« Quand vous parlez de l'infini, jusqu'à combien de kilomètres pouvez-vous aller sans vous fatiguer ? »

 

Jean Tardieu

Coup de craie du lundi

29 mai 2017

 

Tornade selfies, la fleur de nos visages

Tornade selfies, la fleur de nos visages et son jardin de littérature - Saint-Germain-lès-Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

je m'attends

je n'ai pas un visage

je suis tout entier visage

mais je ne sais plus si c'est

tout à fait le mien le tien

et je vois de tous mes yeux

mais ce sont aussi tes yeux

et ily a du visage

qui passe de l'un à l'autre

visage

quand on regarde

un visage

 

Meschonnic in Recueil Poetri

 

Tornade en préparation

Coulisses de la Tornade - derniers préparatifs - Saint-Germain-lès-Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

1176 photos selfies collectées pour un grand étendage des visages des trois villes.

585 phrases pour raconter ces visages.

Derniers réglages avant la tempête.

 

Coup de craie #58

« Trouver dès que possible le début de la fin du labyrinthe et foncer. »

 

Franck André Jamme

Coup de craie du lundi

22 mai 2017

 

Nouvelle danse du Trésor avec les Journalistes d'un jour ASEA

Nous avons cette particularité parfois de nous balancer en marchant. Le temps nous est léger, le sol nous est facile, notre pied ne tourne qu’à bon escient.

 

René Char

 

Nous avons aujourd’hui rendez-vous dans les nouveaux locaux de la Fabrique de Santé, au 20 rue du Colonel fabien (à deux pas de la Maison des Pratiques). Nous y retrouvons Christine dans le hall, qui guette l’arrivée de nos participants ASEA ; eux aussi y viennent pour la première fois.

Nous faisons la connaissance des jeunes femmes assistantes sociales ou de l’accueil. Ce mot « accueil » a tout son sens ici ; elles nous reçoivent avec grande bienveillance, et le hall s’emplit de la joie lumineuse qu’elles déploient. Christine nous glisse à l’oreille qu’elles avaient hâte de nous rencontrer, les Souffleurs, dont elles avaient tant entendu parler.

Nous échangeons les paroles de bienvenue et de remerciement, et très vite engageons un dialogue qui laisse penser que nous avons en commun une certaine vision du monde et des êtres. Elles nous proposent de nous revoir un midi pour déjeuner ensemble et poursuivre la belle rencontre. Anne, l’une d’entre elles, nous fait ensuite passer un petit mot d’amour.

Les participants ASEA arrivent peu à peu, et la douce joie qui règne ici s’en accroît. On est frappé par tant de paisibles sourires échangés, tant d’élégance dans la simplicité des gestes offerts.

Les locaux ont été refaits à neuf, et c’est dans une salle spacieuse que nous nous installons. De grandes baies vitrées donnent sur un petit jardin où quelques chats se coursent ; espace et clarté, on s’y sent bien. 


Il était prévu aujourd’hui que nous décidions ensemble de la forme que prendra notre moisson de mots traduits en différentes langues, notre glossaire, pour la Fête des associations le 1er juillet prochain. Nous demandons aux participants leurs idées. Sans doute tout un printemps nous accompagne, ou bien c’est nous qui vraiment l’habitons, on voit à chacun assis autour de la table des ailes prêtes à s’ouvrir.

 

Malika commence : « On pourrait faire des panneaux, où serait au centre un dessin de Milka, avec autour tous les mots traduits ; chaque mot serait comme une image. » (Milka est peintre, on compte beaucoup sur elle.)

 

À son tour, Et Talia prend la parole : « On dessine une tortue, avec un mot sur chaque écaille, celui en français au milieu et les traductions autour. »

 

Christine intervient : « Vous aviez une autre idée, Et Talia, vous en souvenez-vous ? » Non, Et Talia en a tout oublié… Christine reprend : « Vous aviez pensé à la réalisation de protège-cahiers. » Et Talia sourit, en effet, elle avait émis cette idée, des protège-cahiers portant les mots du glossaire. 




Christine et les participants, entre deux manufactures, avaient pris le temps de parler entre eux des idées qu’ils nous soumettraient aujourd’hui. Certains des participants du groupe sont absents, aussi Christine fait écho de leurs propositions : « Lors de la Fête des associations, il y a des stands de restauration. On a pensé à des sets de table décorés de mots, à des bagues de papier à placer autour des verres… On a également imaginé une exposition de parapluies sur lesquels on aurait écrit. Et à la fabrication d’éventails. »

 

Mohanathas répond à notre sollicitation. Il a dessiné son idée sur son cahier : c’est un homme au milieu de la mer et qui se noie. On voit sa tête, et ses deux mains tendues en l’air. Il appelle au secours, et sur chacun de ses doigts, on voit un mot écrit. Nous allons plus avant dans l’idée de Mohanathas, et finissons par comprendre très clairement que pour lui, ce qui nous sauve, ce sont les mots. Grande émotion…

 

Ashraful n'a pas d'idée particulière. Il nous explique que sa préférence va à la réalisation du projet. Il est vrai qu’Ashraful a une très belle écriture, qui sera bienvenue au moment de la calligraphie des mots du glossaire. Il est vrai également qu’Ashraful travaille la nuit. Il a terminé ce matin à 7 heures, puis nous a rejoint à 8h45. Peut-être est-ce ce qui confère à sa présence une propriété si apaisante.


Nous demandons à Milka quelle est sa proposition : « J’imagine des empreintes de pas, chacune portant un mot. Ce serait comme une rivière d’empreintes de pas. » (Ils étaient allés au musée du Quai Branly la veille, et y avaient suivi la rivière de mots.) Tous ensemble, on développe cette idée. Dans le parc qui accueillera la Fête des associations, on pourrait faire un chemin de mots, une route des pas depuis le stand d’accueil jusqu’à celui des Souffleurs. Nous sommes vite confrontés aux difficultés de réalisation de ce projet, pas tant celles techniques qui sûrement pourraient être résolues, mais parce que nous manquerons de temps. Nous récapitulons les idées émises et pour chacune, les participants et nous les dessinons au tableau, corrigeons, effaçons, redessinons, afin que nous en ayons tous une vision commune et tout à fait partagée. 

 

Va et vient entre la table et le tableau… À travers la baie vitrée, quelques chats médusés dans le jardin contemplent notre ruche et sans doute s’étonnent qu’ici tour à tour chacun-chacune soit reine… Nous voyons que nous pouvons associer certaines des idées. Ainsi, nous gardons la rivière, les empreintes de pas, les mains, les tortues… et ajoutons quelques poissons.

Des empreintes de pas et des mains borderont la rivière poissonneuse, de laquelle émergeront trois îles-tortues. Les pas, les mains, les poissons et les tortues porteront les mots du glossaire et toutes leurs traductions. Nous gardons également l’idée des protège-cahiers, objets destinés d’une part à tous les participants ASEA, et, d’autre part, qui seront exposés sur les stands ASEA et Souffleurs, et offerts aux visiteurs.


Nous abordons maintenant les aspects technique et logistique de ces deux projets.

Quel support pouvons-nous imaginer pour la rivière ? On opte pour un lé de tissu long de 7 mètres, d’une couleur se rapprochant autant que possible du bleu des chemins d’orientation des Souffleurs, tissu auquel nous fixerons à intervalles réguliers des tasseaux à poser ou à ficher en terre. Les dessins et les écritures seront en blanc. Afin de pouvoir dessiner et écrire sur ce tissu, il faut une toile de coton. Christophe blague : « Cette banderole, ça va être coton à réaliser ! » Flop !!! Alors on explique la signification de « c’est coton », et l’on parle des registres de la langue. Les participants écrivent cette expression dans leur cahier de vocabulaire, et l’on reprend. Pour les dessins (les pas, les mains, les poissons et les tortues), le plus simple sera que l’on ait des gabarits. C’est Milka qui s’en chargera, et elle en réalisera en différentes tailles.

  

Quel sera l’aspect des protège-cahiers ? Mohanathas, là encore, a fait un dessin sur son cahier. C’est le plan d’une ville, avec écrits le long de chaque rue des mots du glossaire. On adopte tout de suite ! Il nous faudrait donc un plan d’Aubervilliers sans qu’y soient portés les noms des rues. Hasard objectif, il se trouve que Christine a chez elle un plan de la ville sans le nom des rues ! On décide, puisqu’il faudra faire une certaine quantité de photocopies, que ce sera en noir et blanc.


Nous établissons maintenant une liste du matériel dont nous aurons besoin pour la confection de la rivière et des protège-cahiers, lors de la prochaine manufacture au hangar, le 15 juin :

 

* Pour la rivière :

– tissu coton bleu : 7 mètres + 1 mètre pour y faire des essais dessin/écriture. (Christophe ira au marché Saint-Pierre)

– des tasseaux

– une agrafeuse pour fixer le tissu sur les tasseaux (et des agrafes)

– Poscas blancs pour écrire

– bombes de peinture blanche à jet resserré (oui, dit Milka, ça existe)

– feuilles de carton pour les gabarits (Christine donnera à Milka des chemises cartonnées sans dos)

– ciseaux

– punaises ou pinces pour tendre le tissu sur une table, parcelle après parcelle, et pouvoir y écrire (prévoir au hangar des Souffleurs une installation de tables offrant suffisamment de surface)

– chiffons, éponges

– crayons à papier

 

* Pour les protège-cahiers (de différentes tailles) :

– le plan de Christine (à agrandir en différentes tailles et à photocopier pour la réalisation des modèles)

– feuilles A4 et A3 (réalisation des modèles, puis photocopies, puis pliage)

– stylos feutre noirs à pointe fine

– règles pour préparer les rainures de pliage

 

A-t-on oublié quelque chose ? Il semble que tout y est, mais nous sommes d’accord que si d’ici la prochaine manufacture l’un d’entre nous devait penser à quoi que ce soit à ajouter à ces deux listes, nous nous en informerons les uns les autres.

 

Aujourd’hui, nous n’avons pas apporté d’appareil photo. C’est Christine et Mohanathas qui fixent les instants de notre manufacture.

 

Derrière la baie vitrée, quelques chats dans le jardin s’éveillent de leurs songes. Il est l’heure de se quitter. Dans toute cette effervescence, la course du temps nous a échappé, ou bien c’est nous ensemble qui avons volé au temps ce matin de présence dense : tous les visages portent la trace du ravissement, l’empreinte du rapt merveilleux.

 

Christophe B. et Marie-Luc M., Souffleurs, jeudi 18 mai 2017

 

 

Manufactures avec l'association ASEA - Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

Coup de craie #57

« Graine, germe, bouton, fleur, fruit, graine : explosions successives le long d’un même parcours.»

 

Donatella Bisutti

Coup de craie du lundi

15 mai 2017

 

Dans les Intimités du mot-à-mot (petit laboratoire de traduction collective) #1

Manufactures avec l'association ASEA - Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Avec Marie – la formatrice –, nous sommes les premiers arrivés. Nous disposons quelques chaises autour d’une grande table en attendant les premières stagiaires. Elles arrivent peu à peu ; nous retrouvons des visages familiers et en découvrons de nouveaux.

 

Fatoumata est accompagnée de son fils, le charmant petit Moussa. Comme en miroir de ce que nous allons vivre tout au long de cette séance de traduction, Moussa, lui, avec sa feuille et son stylo, fera manufacture de lignes, de traits, de courbes, de cercles, d’allers et de retours, de tourbillons, de gribouillages, de griffonnages, toujours avec passion et conviction, avant de lever son crayon de son dessin parce que : « C’est fini. » « C’est beau ? — Oui, c’est très beau, Moussa ».

 

Il y a quelques nouvelles stagiaires qui n’avaient pu être là aux précédentes manufactures. Nous prenons le temps d'échanger avec elles, de nous présenter les uns aux autres, de leur raconter ce qui nous amène ici – qui sont les Souffleurs, ce qu’est ce Trésor poétique municipal d’Aubervilliers. Nous leur montrons le blog et les photos des précédentes manufactures.

Les stagiaires nous accompagnent dans les explications, le Trésor et les Souffleurs sont alors décrits en mandarin, arabe et soninké. Les quelques mots en français et surtout les gestes – où l’on reconnaît en mime le rossignol, le Livre du Trésor – nous permettent de vaguement suivre ce qui se dit.

Nous proposons de commencer le travail de traduction mot à mot, avec dans notre besace, issus du Trésor, un texte en mandarin, un en arabe et deux enregistrements en soninké.

 

Nous nous répartissons en trois groupes. Tectonique des tables, nous créons du grand plateau initial trois continents de langues : le mandarin avec Honjmei, Minfen, Lijuan, Yuxin et Marie, l’arabe avec Ahlam, Amany et Marie Luc, et le soninké avec Feinda, Fatoumata, Djenaba, Assitan et Thomas.

 

Le périple peut commencer, c’est parfois vertigineux, alors nous avançons à tâtons, de mot en mot, sans se précipiter, en se méfiant des évidences parfois trompeuses.

 

On digresse, on se raconte, on rigole, on se moque avec tendresse, toujours pour s’entendre, comprendre, construire des liens et des ponts, entre nous et nous, nous et le texte.

On arrive doucement à la phrase, puis doucement au texte, l’énigme semble se résoudre.

 

Et enfin nous arrivons au moment où, comme Moussa, nous levons le crayon de la feuille, « C’est fini ? — C’est fini. »

 

Il faut s’arrêter à une traduction, mais nous aurions pu continuer à cheminer. Chacun sur son continent respectif, nous avons senti que chacune de ces traductions pourrait être autre. Elles sont évidemment subjectives, « au plus proche » du texte originel, mais aussi nourries des sensibilités, des convictions, des singularités des personnes réunies autour de la table, elles sont le fruit de l’alchimie de ces rencontres, à ce moment donné.

C’est bon aussi de voir comment par ce biais la parole en français se libère.

 

Nous sortons enrichis et étourdis par ce plongeon « en altérité », dans le différent et le semblable, le si loin et le tellement proche.

Comme après un lointain et long voyage, nous revenons fatigués et heureux.

 

Nous sommes donc à Aubervilliers, rue Henri Barbusse, le lundi 15 mai 2017 et il est 11 heures.

Vite ! C’est l’heure d’aller chercher les enfants à l’école. Les Stagiaires doivent partir.

 

Marie, Marie-Luc et Thomas, on continue à atterrir très doucement ; en rangeant les tables, on se raconte les souvenirs de nos voyages respectifs.

 

Nous sortons de la salle et nous nous regardons avec le même regard que celui de Moussa, qui après avoir levé le crayon de sa feuille regarde son dessin : « C’est beau ? — Oui, c’est très beau. »

 

Marie-Luc M. et Thomas L., Souffleurs, lundi 15 mai 2017

 

Coup de craie #56

« Des mirages d’un chant dans ton rêve il ne reste que ce scintillement de pierres à venir»

 

Yves Bonnefoy

Coup de craie du lundi

09 mai 2017

 

Vers Tornade selfies, la fleur de nos visages en mots...

Manufactures de calligraphie - Ateliers du 29, Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Donner des traits à son visage, à travers l'écriture.

Mise en forme plastique de la métaphore.

Mon visage, c'est...

 

Mon visage ce serait comme un guépard

Yaël, 10 ans

 

Mon visage ce serait un monstre

Rayan, 9 ans

 

La fleur de mon visage c'est une belle fleur d'étoile avec un papillon qui vole dans les airs

Deniz, 10 ans

 

Les habitants des trois communes sont invités à écrire sur de grands panneaux les plus belles phrases parmi les 561 contributions recueillies.

Les Ateliers du 29 à Arpajon nous ouvrent leurs portes les samedis de 10h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00.

 

Prochains rendez-vous :

- Samedi 13 mai

- Samedi 20 mai

 

A bientôt !

"Journalistes d'un jour" aux Archives municipales

Sous la houlette de David Desbans, directeur des archives, de Marie-Luc et Christophe, Souffleurs, et de Christine, directrice et formatrice ASEA.

 

Sont présents : Et Talia, Mariama, Mariam, Houda, Mabrouka, Ashraful, Malika, Mohanatas, Vijayantee, Afonso, Tatjana, Nazma, Angela (du groupe Vallès et qui ne pouvait pas assister à la visite des archives avec son groupe le lendemain) et Kassia (stagiaire ASEA).

 

Chouette ! Les journalistes d’un jour sont quasi tous présents.

Ils connaissent déjà l’existence des archives puisqu’ils ont pu les visiter l’an denier, aussi Marie Luc et moi avons demandé à David s’il pouvait, à l’aide des archives, nous relater l’histoire de l’une des populations migrantes d’Aubervilliers. Cela nous a paru intéressant de montrer que la ville a de longue date été nourrie, enrichie, par l’arrivée de populations extérieures. À cette demande, David et son équipe nous ont préparé plusieurs documents que nous voyons présentés sur une table de la salle de lecture. Mais ce sera pour la fin de la visite, pour l’heure nous descendons dans le ventre des archives.

 

Et là, premier arrêt devant une palette de boîtes qui attendent dans le couloir. Que sont-elles, toutes ces boîtes ? David nous explique que les archives ont un rôle non seulement de conservation des documents mais également d’élimination. Diantre ! Et oui, puisque les archives archivent toute pièce émanant des administrations de la ville, elles gèrent également l’élimination nécessaire des documents dont l’utilité arrive à expiration et qui n’ont pas de valeur historique. Se retrouvent dans ce cas les factures périmées de toutes sortes. D’où ces boîtes dans le couloir qui attendent leur évacuation. Ainsi en va la vie du ventre des archives. Assimilation, rangement, classement, conservation mais aussi destruction.




Passé le tas de boîtes, nous voici dans la première salle, composées de travées où se trouvent les épis sur lesquels reposent les tablettes. Là, sont rangés les ouvrages précieux, ceux qui font mémoire commune depuis le XIVe siècle, tel cet ouvrage de recensement de la population que David nous présente. Il sort des tablettes différents documents – recensement, registres d’état civil, listes de conscrits – et Malika lui dit qu’elle voudrait retrouver la trace de quelqu’un dont elle ne sait que peu de choses de sa vie en France. Pourrait-il l’aider dans cette enquête ? David lui propose de prendre contact avec lui, et il la guidera dans ses recherches. Malika affiche un grand sourire !

 

Il nous explique ensuite, thermomètre en main, la vigilance dont il faut faire preuve en tant qu’archiviste dans la veille au bon état de l’air dans les sous-sols. La température et l’humidité sont les ennemies numéro un des documents, nous explique-t-il, elles provoquent l’apparition de moisissures sur les pages des livres, les couvrant de gris, de brun, faisant disparaître les écritures. Danger bien plus important que celui toujours possible des souris !

 

Quel boulot que celui de conserver vivante la mémoire commune ! Souvent on fait appel à « La Grosse », terme employé pour signifier une copie d’un document original. L’original étant gardé dans des archives beaucoup plus sûres, genre à Paris ou Saint-Denis. Il y a de fait plein de « Grosses » dans les archives, figurez-vous !

 

Ensuite, nous regardons de vieilles photos d’Aubervilliers datant du début du XXe siècle. En ce temps-là, Aubervilliers est piquée de cheminées d’usines en brique rouge. Le ciel est couvert de longs panaches noirs, blancs et gris. On fabrique des casques de guerre, on tanne les peaux, on livre des vaches en direction des abattoirs de La Villette par le canal qui est la voie industrieuse de la ville, son aorte en quelque sorte.


Puis nous quittons le ventre pour remonter en salle de lecture. Là, David avait donc sorti pour nous les documents collectés lors d’une enquête sur une population d’immigrés à Aubervilliers, recherche effectuée par Patricia, une de ses collaboratrices, et répondant à une demande du musée de l’Immigration. Il nous parle des Italiens, venus ici au début du xxe siècle, de la façon dont ils se sont intégrés et de l’empreinte qu’ils ont laissée. Ainsi, la cité de la Mare est un ancien quartier d’Aubervilliers où l’on retrouve la trace de ces habitants, les archives en font mention. Sur des cartes posées au mur, nous pouvons voir que jusqu’en 1890, Aubervilliers était encore un gros village de 1 000 habitants, avec beaucoup de champs, le maraîchage y était la principale activité. La population y cultivait des légumes, des choux, des carottes, des salades. Elle alimentait ainsi une bonne part du ventre de Paris. Vient ensuite l’industrialisation de la ville et ses longues cheminées de brique rouge dont il reste un exemplaire rue Henri Barbusse, c’est l’ancienne fabrique d’allumettes. Cette industrialisation a conduit à accueillir à Aubervilliers des ouvriers venant d’Europe, qui se sont tout d’abord regroupés communautairement par quartiers. On en retrouve les explications pragmatiques dans les documents d’archive.

 

David nous parle des différentes migrations qui à cette époque sont constituées de Belges, d’Espagnols, de Portugais, mais aussi d’Alsaciens. Ceux-ci demandèrent à retrouver la nationalité française après la Première guerre mondiale. La difficulté pour eux fut d’être considérés comme Français par la population qui les rejetait du fait qu’ils parlaient entre eux l’alsacien, langue bien trop proche de celle de l’ennemi d’alors. Après cette mise en perspective, la visite se termine, elle aura suscité beaucoup de questions, beaucoup d’intérêt et de curiosité de la part du groupe ; merci David d’y avoir répondu avec autant de plaisir et d’implication. On sait dès lors que si l’histoire en France de nos participants ASEA est récente, elle s’inscrit dans l’Histoire de la ville, elle n’est pas une exception contemporaine. Ils ont semble-t-il bien compris que leur présence ici a tout son sens dans un principe de vie continu d’Aubervilliers.

Coup de craie #55

« Les rêves de la nuit sont les fils avec lesquels nous tissons les robes du jour. »

 

Adonis

Coup de craie du lundi

02 mai 2017

 

Vers Tornade selfies, la fleur de nos visages #9

Studios selfies nomades - marché et vide grenier, Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Dernières moissons de portraits avant les impressions... 

1 306 photos récoltées... bientôt, très bientôt brassées dans le grand vent de la Tornade !

Rendez-vous le 27 mai...

 

Vers Tornade selfies, la fleur de nos visages #8

Studios selfies nomades - Ecole Edouard Herriot, Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Mon visage et 1 2 3 4 5 6 7 8 

Florian, 6 ans

 

Mon visage c’est le portrait de mon papa en petit.

Timéo, 8 ans

 

Vers Tornade selfies, la fleur de nos visages #7


Studios selfies nomades - Ecole paul Langevin, Saint-Germain-lès-Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Mon visage, c’est juste le visage d’un minéralogiste amateur, d’un pyrotechnicien amateur, le visage de Leo Zammit,

mon visage c’est le mien.

Léo, 9 ans 1/2

 

Mon visage c’est le visage d’Alexandre le grand.

Gaëtan, 10 ans

 

Mon visage est la mignontitude incarné.

Lyonel, 9 ans

 

Rendre visite au Trésor poétique d'Aubervilliers avec l'ASEA...

Visite des Archives municipales avec l'association ASEA - Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

C’est aujourd’hui la visite des archives municipales.

David [le directeur], toujours aussi généreux, disponible et attentionné, commence par une présentation du lieu et du rôle des archives, puis nous descendons dans les magasins. Il nous présente les documents les plus anciens du fonds : registres de la paroisse puis ceux de l’état civil, délibérations des conseils municipaux, etc.

Nous voyons également où sont entreposés les Livres du Trésor.

À travers plusieurs cartes d’Aubervilliers, chacune correspondant à une époque particulière, nous voyons l’histoire de l’essor de la ville.

Puis David nous explique comment les documents sont répertoriés, référencés et rangés. Amira est admirative : « Pour faire tout ça, il faut une grande tête », dit-elle.

Nous nous arrêtons devant des photos de Willy Ronis et des cartes postales affichées. Les participantes reconnaissent des quartiers d’Aubervilliers. Nous remontons, et là encore, nous arrêtons devant des cartes postales exposées sur les murs. Nous constatons que les images suscitent questions et commentaires, favorisent les échanges.

 Nous sommes enfin devant les Grands Livres du Trésor, dont un est présenté sous le parapluie de berger. Tour à tour elles prennent les gants blancs et feuillettent les Livres ; Ahlam nous lit un long poème écrit en arabe, dont elle nous dit qu’il est très connu (Fairouz).

Lijuan a apporté un poème en mandarin, avec la traduction en français. Nous en ferons un dépôt lors de la prochaine manufacture.

 

Il est l’heure de se quitter. Il y a eu des questions, des explications, des traductions français-français jusqu’à trouver les mots qui résonnent, des traductions des réponses entre les participantes, des contemplations d’images anciennes : aspects autres de la ville et des habitants ; le passé d’ici est un pays étranger dans ce pays nouvellement adopté…

C’est bon de se sentir participer à l’histoire singulière d’Aubervilliers.

 

Marie-Luc M., Souffleuse, lundi 24 avril 2017

 

Coup de craie #54

« Je propose à chacun un œil pour la lune, un autre pour le soleil. »

 

Jean-Luc Parant

Coup de craie du lundi

24 avril 2017

 

Vers Tornade selfies, la fleur de nos visages #6

Studios selfies nomades - Centre culturel des Prés du Roy, Saint-Germain-lès-Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Nouvelles rencontres.

Selfies cueillis à la médiathèque du centre culturel des Prés du Roy, présentations à l'école Paul Langevin de Saint-Germain-lès-Arpajon et quelques phrases saisies au vol dans une classe de l'école Victor Hugo d'Arpajon : 

 

Mon visage, c'est comme le cœur de cette tornade, le cerveau de ce vent qui tourne.

Mon visage c'est comme le fruit de sa création, c'est l'aigle qui l'a révélé. 

Salsabila, 9 ans

 

Mon visage, c'est comme un piment qui serait brûlant, étincelant et appétissant.

Mon visage c'est comme si on était à Rome où il y aurait plein d'hommes.

Mon visage c'est comme une tortue dans une cage qui est sage.

Aymen, 9 ans

 

Mon visage c'est comme... un ami.

Mon visage c'est comme... la gentillesse.

Mon visage c'est comme... la nature.

Tom, 8 ans

 

Mon visage c'est comme le miel des abeilles.

Mon visage c'est comme le caca de mon grand-père.

Esteban, 8 ans.

 

Mon visage c'est comme le pétale d'une fleur qui s'envole comme un oiseau dans le souffle du vent.

Emma, 9 ans.

 

Mon visage c'est comme une patate au cœur de la tornade.

Mon visage c'est comme un oiseau qui vole.

Bechir, 8 ans.

 

Mon visage c'est comme la gentillesse, la générosité, la modestie, un peu grognon le matin, timide devant les gens, l'amour que j'ai pour ma famille.

Giovanni, 9 ans.

 

Mon visage c'est comme un cerisier en fleur qui bouge grâce au vent qui vente.

Tiago, 8 ans.

 

Vers Tornade selfies, la fleur de nos visages #5

Studios selfies nomades - Ecole Paul Langevin, Saint-Germain-lès-Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Raconter la Tornade avant de la vivre.

Déposer les feuillets à faire signer aux parents, indispensables pour le droit à l'image...

A l'école Herriot d'Arpajon et à l'école Paul Langevin de Saint-Germain, on attendra le 25 et le 27 avril pour jouer à prendre en photo nos visages...

 

Coup de craie #53

« La rosée s’en va, n’ayant rien à faire avec un monde si bas. »

 

Issa (Haïku)

Coup de craie du lundi

18 avril 2017

 

Dans la malle auTrésor de l'ASEA : cueillettes, traductions mot-à-mot et thé à la menthe...

Manufactures avec l'association ASEA - Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

(...) Nous faisons un tour de table pour entendre les participantes nous lire, nous dire, ou encore nous chanter leurs poèmes, chants, proverbes. Nous proposons à chacune de remplir les feuilles de dons pour le Trésor poétique municipal d’Aubervilliers.

Nous expliquons, après avoir entendu la mauvaise traduction Google du poème de Gabriel Garcia Marquez qu’a proposé bien malgré elle Gloria, que nous travaillerons par petit groupe chacune des traductions lors de la prochaine manufacture pour ainsi traduire au plus juste chaque proposition.

Puis nous sortons les feuilles de dépôt, le zoom pour enregistrer.

Intimidée au début, Nora nous chantera finalement sa berceuse Kabyle, ce qui entraînera le groupe entier à vouloir enregistrer chacune le poème, le chant ou le proverbe déposé. Nous aurons ainsi non seulement l’écriture mais le chant de la langue.

Un bonheur ! (...)

 

Christophe B., Souffleur, jeudi 30 mars 2017

 

Vers Tornade selfies, la fleur de nos visages #4

Studios selfies nomades - Ecole Pasteur de La Norville (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

« Mon visage, c'est un coquillage sur la plage.

Mon visage, c'est la mer qui se promène.

Mon visage c'est des fleurs.

Mon visage c'est la Terre. »

David, 9 ans

 

« Mon visage, c'est un diaporama où défile mon histoire et mon passé. »

Louise, 9 ans

 

Vers Tornade selfies, la fleur de nos visages #3

Studios selfies nomades - Collège Albert Camus de La Norville (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

Coup de craie #52

« Dans mon pays, les tendres preuves du printemps et les oiseaux mal habillés sont préférés aux buts lointains. »

 

René Char

Coup de craie du lundi

27 mars 2017

 

Vers Tornade selfies, la fleur de nos visages #2

Studios selfies nomades - Collège Albert Camus de La Norville (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

Coup de craie #51

« À toi de conduire ce printemps rapide vers ceux que tu aimes. »

 

Mahmoud Darwich

Coup de craie du lundi

20 mars 2017

 

Trésor d'ASEA : Retrouvailles #2

Petit endroit du privilège pour l'association ASEA - Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Souviens-toi, allonge ta main

fais-en le plateau qui soutient la plaine

prends-toi toi-même dans ta main

prends l’horizon

et souviens-toi

toujours

de l’immensité de ta main

 

 

Valérie Catherine Richez

 

Vers Tornade selfies, la fleur de nos visages #1

Studios selfies nomades - Ecole Pasteur de La Norville (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

Avant la tornade, nos Studios selfies nomades écument le territoire. 

 

Pour capter les acrobaties de visage, ce Studio selfies se promènera dans les écoles, les commerces, les rues et les places, les quartiers d’Arpajon, La Norville et Saint-Germain-lès-Arpajon, et se livrera à l’immense cueillette des visages des habitants des trois villes.

 

Deux parapluies noirs

Deux cannes à selfies

Deux Souffleurs vêtus de noir, élégants et bienveillants...

 

 

Trésor d'ASEA : Retrouvailles #1

Petit endroit du privilège pour l'association ASEA - Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

Coup de craie #50

« Mon univers est mon corps et ce que possèdent mes mains. Je suis le voyageur et le chemin. »

 

Mahmoud Darwich

Coup de craie du lundi

13 mars 2017

 

Vers la Tornade selfies, cueillettes au Salon du livre jeunesse...

Studios selfies nomades - Salon du livre jeunesse de Saint-Germain-lès-Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

Coup de craie #49

« Imite le moins possible les hommes dans leur énigmatique maladie de faire des nœuds. »

 

René Char

Coup de craie du lundi

06 mars 2017

 

Coup de craie #48

« Quand l'eau monte, les poissons mangent les fourmis. Quand l'eau descend, les fourmis mangent les poissons. »

 

Anonyme

Coup de craie du lundi

27 février 2017

 

Coup de craie #47

« Pense à l'absence, ce rien qui brûle encore. »

 

Valérie Catherine Richez

Coup de craie du lundi

20 février 2017

 

Cueillettes et manufactures clandestines à l'Embarcadère d'Aubervilliers

Journée internationale des langues maternelles - Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

Faire coutume.

Le Trésor infuse ses principes actifs dans le cycle des rendez-vous majeurs de la vie associative d'Aubervilliers.

Le Samedi 18 février 2017, journée internationale des langues maternelles.

Dans le chaudron de l'Embarcadère, une foule de langues et de voix se côtoient. 

 

Les Souffleurs et Amis du Trésor recueillent les dons poétiques, de nouvelles langues entrent dans le corpus précieux du Trésor.

Dans le même temps, un commando clandestin glisse de petites enveloppes dans les poches des visiteurs, fragments précieusement confectionnés, morceaux choisis du Grand dépôt poétique...

 

Dans le cadre de la Folle Tentative, résidence permanente à Aubervilliers (93).
en savoir plus sur le Trésor municipal d'Aubervilliers.

 

Coup de craie #46

« C'est encore une fois l'instant, il était beau, je l'ai pris. »

 

Henri Meschonnic

Coup de craie du lundi

30 janvier 2017

 

Coup de craie #45

« Vous serez une part de la saveur du fruit. »

 

René Char

Coup de craie du lundi

23 janvier 2017

 

Conseil poétique extraordinaire : trois pétales de villes pour une fleur rare ! #St-Germain-lès-Arpajon

Conseil poétique extraordinaire à Saint-Germain-lès-Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

Conseil municipal extraordinaire : trois pétales de villes pour une fleur rare ! #Arpajon

Installation des rêves des habitants - Conseil municipal extraordinaire à Arpajon (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

Conseil municipal extraordinaire : trois pétales de villes pour une fleur rare ! #la Norville

Installation des rêves des habitants - Conseil municipal extraordinaire à La Norville (91) © Les Souffleurs commandos poétiques

Coup de craie #44

« De quel songe s'élever ? Lequel rêver ? Avec quoi pénétrer dans le jardin des portes ? »

 

Mahmoud Darwich

Coup de craie du lundi

16 janvier 2017