rueS silencieuseS

[Création 2010]


Rues silencieuses - 10 décembre 2010 - La Folle Tentative d'Aubervilliers                                                   ©Les Souffleurs commandos poétiques

« Rues silencieuses » est un projet de poétisation du territoire qui propose de modifier temporairement les indices du monde : l'indice lumière, l'indice carbone, l'indice bruit et l'indice de la tendresse collective*.

* invention des Souffleurs

L'automobile est le cauchemar préféré des villes occidentales. Comment modifier la perception de nos villes en transformant le cauchemar en rêve éveillé ?


Transfigurer poétiquement le quotidien d'une rue

Le 16 décembre 2010, à 8h du matin, une heure durant, les voitures ont glissé sans bruit, moteurs éteints, poussées par les bras des hommes et des femmes réunis pour l’occasion, dans une « Zone de chuchotement ».

 

Il s'agissait de transfigurer poétiquement le quotidien routinier d'une rue durant la tranche horaire la plus redoutée – l'heure où elle est empruntée le matin pour se rendre au travail en voiture – sans ralentir le flux mais en modifiant légèrement les indices du monde

Et de laisser le souvenir d'un moment incroyable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus d'informations  ICI



Ce matin là...

Les Souffleurs commandos poétiques étaient partis à la recherche des bâtisseurs d'Aubervilliers. Ils avaient rencontré les clubs de foot, de boxe, de nage, de tricot, de hand, de volley, lancé des appels, lancé des inscriptions, dressé des commandos harangueurs. Ils avaient procédé à des repérages, des estimations, délimité une zone de chuchotement poétique pour que le jeudi 16 décembre 2010, entre 7 et 8 heures du matin, deux cents habitants soient là et s’improvisent en « pousseurs de voitures ».

 

Ce matin-là, agents municipaux, habitants, membres d’associations sont arrivés en retard au travail parce qu'ils souhaitaient « légèrement modifier les indices du monde ».

 

 

 

Ce matin-là, les habitants de la rue de la Courneuve, de la rue Charron, de la rue du Moutier et de la rue du Docteur Pesqué se sont réveillés au son de l'accordéon et ont ouvert leurs fenêtres sur un silencieux ballet automobile.

Une heure durant, les voitures ont glissé sans bruit, moteurs éteints, poussées par les bras des hommes et des femmes réunis pour l’occasion, dans cette « Zone de chuchotement ».

 

Il s'agissait de transfigurer poétiquement le quotidien routinier d'une rue dans sa tranche horaire la plus redoutée – l'heure « de pointe » – sans ralentir le flux, mais en modifiant légèrement les indices du monde. Et de laisser le souvenir d'un moment incroyable.



Où ?

Rues, places publiques, carrefours…