Rendre visite au Trésor poétique d'Aubervilliers avec l'ASEA...

Visite des Archives municipales avec l'association ASEA - Aubervilliers (93) © Les Souffleurs commandos poétiques

 

C’est aujourd’hui la visite des archives municipales.

David [le directeur], toujours aussi généreux, disponible et attentionné, commence par une présentation du lieu et du rôle des archives, puis nous descendons dans les magasins. Il nous présente les documents les plus anciens du fonds : registres de la paroisse puis ceux de l’état civil, délibérations des conseils municipaux, etc.

Nous voyons également où sont entreposés les Livres du Trésor.

À travers plusieurs cartes d’Aubervilliers, chacune correspondant à une époque particulière, nous voyons l’histoire de l’essor de la ville.

Puis David nous explique comment les documents sont répertoriés, référencés et rangés. Amira est admirative : « Pour faire tout ça, il faut une grande tête », dit-elle.

Nous nous arrêtons devant des photos de Willy Ronis et des cartes postales affichées. Les participantes reconnaissent des quartiers d’Aubervilliers. Nous remontons, et là encore, nous arrêtons devant des cartes postales exposées sur les murs. Nous constatons que les images suscitent questions et commentaires, favorisent les échanges.

 Nous sommes enfin devant les Grands Livres du Trésor, dont un est présenté sous le parapluie de berger. Tour à tour elles prennent les gants blancs et feuillettent les Livres ; Ahlam nous lit un long poème écrit en arabe, dont elle nous dit qu’il est très connu (Fairouz).

Lijuan a apporté un poème en mandarin, avec la traduction en français. Nous en ferons un dépôt lors de la prochaine manufacture.

 

Il est l’heure de se quitter. Il y a eu des questions, des explications, des traductions français-français jusqu’à trouver les mots qui résonnent, des traductions des réponses entre les participantes, des contemplations d’images anciennes : aspects autres de la ville et des habitants ; le passé d’ici est un pays étranger dans ce pays nouvellement adopté…

C’est bon de se sentir participer à l’histoire singulière d’Aubervilliers.

 

Marie-Luc M., Souffleuse, lundi 24 avril 2017

 

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