© Les Souffleurs commandos poétiques
Terra Lingua est le voyage du silence de l’Homme vers sa parole, qu’il ne lâchera plus. À travers une parole qui cherche son nom, Babel se dresse puis s’évanouit, célébrant ainsi le génie de l’être humain à réinventer sans cesse le monde dans chacun de ses mots.
Une langue ne sert pas seulement à parler, elle sert à penser le monde…
NB : Une langue disparaît tous les quinze jours
Perdre, ignorer ou mépriser une langue est aussi grave que de perdre définitivement un réservoir de molécules potentiellement utiles à l’humanité en matière de santé quand des espèces botaniques disparaissent à jamais de la surface de la terre.
Olivier Comte pour Les Souffleurs commandos poétiques
©Daniel Roblin
Alors voilà ! Dans Terra Lingua, au commencement était : le silence.
L’Homme est debout, déjà, mais ne parle pas.
Du ciel descend un micro, un instrument fait pour prendre la parole. Un micro attire, c’est indéniable. Les hommes se livrent alors une compétition féroce, un combat pour exercer en premier le
pouvoir de la parole.
Comme dans tout combat, il y a un vainqueur.
Mais le micro refuse la main : il dispense des décharges électriques si on le touche. La seule façon de se faire entendre est d’approcher délicatement la bouche et de parler sans même
l’effleurer.
Le micro refuse plusieurs fois la parole à l’Homme en remontant à une distance qui ne le décourage pas, mais l’oblige à trouver des
solutions.
Les hommes parviennent à construire une tour en métal creux, extrêmement sonore, à la poursuite de la parole qui se dérobe. Acquérir la parole est une bataille.
Dès qu’ils l’obtiennent, ils ne la lâchent plus et s’aventurent dans le grand monologue de la langue, tandis que le micro entame une inexorable descente.
Les hommes déconstruisent alors la tour au fur et à mesure de la descente du micro, en continuant à faire vivre ce monologue à son sommet. L'exploit quasi impossible est de faire disparaître la tour dans le silence total du métal, dans la qualité exigeante de la parole.
©Daniel Roblin
Festival Pas de quartier, Place du Front Populaire, Aubervilliers (93)
Festival La Rue est à Amiens, Cirque Jules Verne, Amiens (80)
Festival Par Has’Art, Chelles – Paris Vallée de Marne Agglomération (77)
Festival international d'arts de la rue, Aurillac (15), Place Michel Crespin
Lieux Publics, la Cité des arts de la rue, Marseille (13), Place de la Major
Avec Art’R – Association À Suivre, à Paris (75), aux Arènes de Lutèce (5è arrondissement)
Nouvelle Scène Nationale de Cergy‑Pontoise et du Val‑d’Oise
Communauté de Communes du Val Briard, Les Chapelles‑Bourbon (77)
Texte : Olivier Comte
Mise en scène : Olivier Comte et Julia Loyez
Souffleurs :
Nicolas Bilder
Christophe Bonzom
Olivier Comte
Vincent Comte
Virginie Deville
Thomas Laroppe
Irène Le Goué
Julia Loyez
Axel Petersen
Kevin Rouxel
Création sonore et live : Nicolas Losson
Conception scénographie : Olivier Comte et Marion Abeille
Modélisation : Marion Abeille
Conception et construction de la grue : Philippe Pélardy
Conception et construction du podium : Vincent Brédif
Création et réalisation costume du clown blanc : Sophie Hampe
Appuis circassiens : Guillaume Sendron et Alex Fournier de la cie XY
Soutien chorégraphique : Maxence Rey
Création de l’automate de la grue : Xavier Duchet
Direction technique : Katell Le Gars
Régie générale : Titou Lucas
En Coproductions avec Lieux publics-Centre National des Arts de la Rue et de l’Espace Public-Marseille, Les Passerelles et l’Agglomération Paris-Vallée de la Marne, Le Fourneau-Centre National des Arts de la Rue et de l’Espace Public-Brest, Le Moulin Fondu-Centre National des Arts de la Rue et de l’Espace Public-Garges-lès-Gonesse, Le Parapluie-Centre International de Création Artistique-Aurillac, Art’R- Association A suivre - Paris, La Lisière-nouveau lieu de création en Ile-de-France pour les Arts de la Rue et les Arts dans l’Espace Public-Bruyères-le-Châtel
Avec l’aide à la création de la DGCA-Ministère de la Culture et de la Communication, de la Région Ile-de-France, du Fonds SACD Musique de Scène, le soutien de la SACD/Auteurs d’espaces et de l’Adami, et le soutien de l’Orphéon théâtre - Bibliothèque Armand Gatti - La Seyne-sur-Mer, Théâtre Paris Villette, Ville d’Aubervilliers, Ville de Coulommiers – Théâtre de la Sucrerie, La Chartreuse - Centre national des écritures du spectacle Villeneuve-lès-Avignon, Top Elévation - Pascal Cagnol, EES Aubervilliers.
[email protected] / 06 60 39 32 67